• Oh, bien sûr, les politiques et industriels ne sont jamais à court de réparties... Des espèces protégées  ? La loi sur l'eau ?

    - Ils se cassent la tête pour fournir des "compensations".

    Le bocage de Notre-dame des landes : 3 - sourire ou pleurer ?

    Le premier numéro spécial de la revue Penn ar Bed, traite de "la dérive des mesures compensatoires".

    Je vous le disais dans mon premier article, les centaines d'hectares requis pour le nouvel aéroport sont des zones humides, en tête de deux bassins versants ce qui nécessite la mise en place de compensations conformément à la loi sur l'eau. .. et le comité d'expertise scientifique a estimé que la méthode "ne peut pas être validée en l'état"

    On ne voit pas très bien ce que l'on pourrait faire ! Déplacer les espèces animales ? Vous voyez le conducteur du bulldozer dire, au moment de chambouler les mares : "tiens, un triton ! Je vais le mettre dans un bocal et ...et...et..."et puis quoi ? Les espèces sont dans un milieu qui leur convient, que l'on veut détruire...On ne peut le reconstruire à coté. On ne peut déverser des espèces dans d'autres zones humides, qui n'ont pas les mêmes caractéristiques, où les niches écologiques sont déjà prises !

    Et les plantes protégées qui ne poussent que là...veulent-ils les mettre en pot sur leur table de salon ?

     

     Des (éminents) membres du sénat sont venus, pour étudier ces fameuses "mesures compensatoires" (en cas d'inondations, cette fois) et les naturalistes présents en rient encore :

    l'un d'eux a proposé , en cas d'inondations dues au bétonnage, de mettre un éclusier au bord du canal de Nantes à Brest  pour réguler le niveau des écluses et stopper l'inondation... On voit en effet très bien, alors que tout est menacé par les eaux, le malheureux éclusier mouliner à tour de bras sur sa manivelle !( Personne quand même n'a proposé d'écoper à la petite cuillère !). J'ignorais que les sénateurs étaient de grands comiques !

     - les creux et les bosses :

    Le site a beau être un plateau, c'est un plateau en pente, avec des talwegs...or, pour un aéroport, il vaudrait mieux que ce soit plat...

    Regardez la carte :

    Le bocage de Notre-dame des landes : 3 - sourire ou pleurer ?

     En jaune, les zones de déblai ;  en rouge, les zones de remblai et la grosse tache rose-rouge au milieu à droite, c'est le "remblai définitif". En vert, les" terrains à remanier".

    Bien sûr, déblayer, remblayer, chez Vinci, ils savent faire. Autoroutes, aéroports, ils ne font que cela ! Oui mais là, pas question de remblayer avec les déblais, car ce que l'on déblaierait, c'est de l'argile avec une forte proportion de micaschistes  qui ont la propriété de retenir l'eau très fortement.

    On voit très bien les processions de camions, emportant l'argile, apportant de la terre...(on parle de 1600 ha, là !)

    La tache noire ? Ce serait la future aérogare, sur le site actuel de la forêt de Rohanne...

     

    - Mais le plus "drôle", c'est que cinq ingénieurs (indépendants les uns des autres,) se sont penchés sur la question des pistes dans ce milieu humide.

    Pour les pistes, il a été prévu un liant de 40 cm (l'habitude de Vinci) fait d'un mélange de ciment et de chaux. Les cinq études sont arrivées à la conclusion que les pistes ne tiendraient pas. Et une piste d'aéroport qui se gondole ou s'affaisse au bout de quelques années, ça fait mauvais effet !

    Que faire ? (à part abandonner cette idée stupide, bien sûr !)

    les ingénieurs cogitent :

    1ère solution, faire une couche de 60 cm au lieu de 40, mais ...le surcoût n'est pas prévu dans le budget initial !

    2ème solution : faire des plaques de béton,  mais...Vinci ne fait pas de béton et devrait donc faire faire ses plaques, avec un coût qui n'est pas prévu dans le budget...

    3ème solution, et c'est la plus délirante : faire reposer la piste sur des piliers (un tous les 4 m2 ! ) enfoncés jusqu'à la roche mère...à 25 mètres !

    Inutile de dire que ça n'a pas non plus été prévu dans le budget !

    On est loin des chiffres annoncés au départ ! La conclusion s'impose : "de grâce, arrêtez les frais" !!!!

     

     

     

     

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  • Depuis trois ans, un collectif de naturalistes a décidé d'étudier , de la façon la plus exhaustive possible, ce milieu (240 mares, cours d'eau, prairies humides, bocage, haies, bois, forêt, chemins creux, talus..( voir mon article précédent.)) d'une richesse exceptionnelle pour la faune et la flore.

    Ce projet fou d'aéroport aura au moins eu un avantage : aucun bocage français n'a été autant étudié !!!

    Il a été répertorié plus de 2000 espèces dont 146 protégées (mais dont trois seulement font l'objet d'une tentative de "mesures compensatoires".

    Ah ! Les "mesures compensatoires ! J'y reviendrai !) Oiseaux, insectes, batraciens, mammifères, flore...

    - Certaines espèces fragiles, en régression ailleurs , sont ici bien présentes :

    c'est le cas par exemple du bruant jaune.

     (Photo : oiseaux.net)

     

    -  On trouve ici le nombre le plus important de France de grenouilles agiles, 

    une forte population de lézards vivipares, tritons, salamandres...

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

     -  Un des plus beaux tritons, le triton marbré, dont la femelle, encore plus belle, a une jolie rayure rouge sur le dos

     

    A l’échelle européenne, seuls trois pays accueillent le Triton marbré dans leurs mares : le Portugal, l’Espagne et la France. En France, la répartition de l’espèce est limitée au nord par la Seine et à l’Est par une ligne Fontainebleau – Montpellier.

    Le Triton marbré est mentionné parmi les espèces « Vulnérables » dans le livre rouge des vertébrés de France (Maurin, 1994).

    - le triton crêté...

    Là aussi réside, parce que le milieu lui est favorable, , le triton de Blasius, issu du croisement entre triton marbré et triton crêté

    Résultat de recherche d'images pour "triton de blasius"

     Photos Wikipédia et conservatoire du littoral

     - de petits mammifères aquatiques comme le campagnol amphibie et le crossope, petite musaraigne aquatique

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

    Photo : Naturalistes en lutte

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

    Photo : maechelibre.be

     

     

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

     - des fleurs  rares,

    comme la gentiane pneumonanthe

    ou le flûteau nageant

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

    Bien sûr, ce ne sont là que des exemples ! Lors de la sortie ce dimanche, pas encore de fleurs, pas de batraciens...Pas de photos. Celles qui illustrent cette page viennent du Net ou des Naturalistes en lutte.

    A noter qu'à l'emplacement actuel de la forêt de Rohanne, il est prévu...l’aérogare avec sa cohorte de parkings...On ne lésine pas sur les parkings, chez Vinci, c'est ce qui rapporte le plus !

    En marge du carnage programmé, certaines choses prêteraient à sourire si elles n'étaient si tristes...cela fera l'objet de mon troisième et dernier article sur le bocage de Notre-dame des Landes.

     

    Sur l'étude de la flore et de la faune de la ZAD, un remarquable ouvrage fait par les Naturalistes en lutte et édité par Bretagne vivante est paru. Il fait la synthèse , abondamment illustrée, de ces trois années d’inventaires naturalistes.

    Evidemment, je l'ai feuilleté... et commandé ! Si cela vous intéresse :

    c'est le second numéro spécial de la revue Penn ar Bed, à commander directement à:

    Bretagne vivante

    19 rue de Gouesnou  BP 62132

    29221 Brest Cedex 2

     (joindre un chèque de18 €, port compris.)

     

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    29 commentaires
  • J'en ai plein les yeux et plein la tête et ne sais par où commencer ! J'en ai plein les bottes aussi, au sens propre, après un après-midi de dimanche dans le bocage de Notre-Dame des Landes, à travers prairies humides , haies d'ajonc et de ronciers...

    A l'occasion de la journée des zones humides,  les "Naturalistes en lutte",( groupe de naturalistes qui s'est constitué pour effectuer des expertises sur le site de Notre-Dame des Landes) organisait une sortie sur la zone  prévue pour l'éventuel futur aéroport...

       98 % de la zone  est une zone humide et on se demande par quelle aberration on a pu choisir ce type de zone pour un aéroport !

     

    Une zone humide à défendre : le bocage de Notre-dame des Landes

     

    L'eau à Notre-Dame des Landes

    Une zone humide à défendre : le bocage de Notre-dame des Landes

    Il a plu assez peu cet hiver ; malgré cela, il suffit de marcher dans les prairies pour reconnaître les prairies humides, parsemées de petits cours d'eau et de mares (plus de 240 répertoriées !)

     

    C'est une zone "éponge, au sens propre : un plateau, pas complètement plat, avec des talwegs, des pentes qu'empruntent les ruisseaux. car non seulement c'est une éponge, mais c'est aussi la limite de partage des eaux entre le bassin de la Loire et celui de la Vilaine.

    Regardez la carte :  en rose, l'emplacement prévu pour l'aéroport, pile entre les cours d'eau qui vont vers le sud, vers le Gesvres, L'hocmard, donc l'Erdre puis la Loire, et ceux qui vont vers le nord se jeter dans le Plongeon ( qui porte un nom bien suggestif !) , l'Isac (et le canal de Nantes à Brest qui emprunte son cours sur cette portion), puis la Vilaine. Pile au milieu, à l'emplacement du départ des cours d'eau, on veut mettre du béton, un aéroport...ce château d'eau naturel, aux eaux très pures, qui filtre l'eau qui dessert les zones au nord et au sud , transformé en zone bétonnée... ! Et pas en petite zone bétonnée :  pour le seul aéroport, plus  de1600 ha de béton, sans compter les routes qui mèneraient à ce mastodonte.

     

    Une zone humide à défendre : le bocage de Notre-Dame des Landes

     Il faut 24 h aux eaux qui tombent sur ce château d'eau  pour atteindre la petite ville de Blain. Actuellement, l'éponge fait son office et sert de tampon, de buvard. Si  l'aéroport voyait le jour, je ne voudrais pas être blinois ...! 

    Actuellement, le périphérique nantais est régulièrement inondé quelques jours en cas d'hiver pluvieux, malgré des travaux pour canaliser le Gesvres... En cas de pluies importantes (et ici, il y en a , des pluies importantes), si ce projet voyait le jouir, on pourrait faire une piscine sur le périph' et se lamenter chaque hiver sur les inondations à Blain et ailleurs !

    Les études pour cet aéroport (qui ressemble de plus en plus au monstre du Loch Ness), ont été faites de 1965 à 1968 (oui oui !)...Aucune étude sur la présence de zones humides et le maintien d'un dense bocage n'est alors effectuée, les questions d'environnement n'étant pas à l'ordre du jour.

    Une zone humide à défendre : le bocage de Notre-dame des Landes

    Depuis,"on" a compris," on" a arrêté, me direz-vous ? Mais non, "on" persiste et signe dans la folie !( Le baryton me cite alors sa phrase fétiche: "Mon adjudant-chef disait : "On" est un con"...Fin de la citation...)

     

    Le bocage de Notre-dame des landes

    Non seulement, c'est une zone humide de la plus grande importance, mais c'est aussi un bocage relictuel, comme il en reste peu en France.

    Des terres sont mises en culture par les agriculteurs qui ont leurs fermes sur la ZAD ("zone d'aménagement différé", transformée en" zone à défendre") et par les "zadistes" qui ont décidé de faire vivre cette zone, en s'occupant des terres après les expropriations. C'est aussi une zone d'élevage, qui a conservé ses haies, ses talus , ses mares : la zone a , en quelque sorte , été protégée par les procédures sans fin depuis 50 ans, elle n'a pas été surexploitée et a conservé ses talus oligotrophes (qui n'ont pas eu d'amendements et sont restés à l'état naturel) et...ces milieux abritent des espèces rares ou particulières.

    L'absence d'activité agricole intensive et l'absence d'amendements contribuent à préserver la qualité de l'eau qui alimente les cours d'eau des deux bassins versants. On n'ose imaginer quel serait le degré de pollution  induit par les activités d'un aéroport, avec ses avions, ses milliers de voitures...

    Pour conserver ce bocage, les naturalistes ont aussi fauché les prairies pour éviter l'invasion des saules...

    Une zone humide à défendre : le bocage de Notre-dame des Landes

    Un des agriculteurs  nous accompagnait, nous avons aussi rencontré deux "zadistes", nerveux et inquiets : ils ont beaucoup de "visites" , les zadistes, et pas toujours bien intentionnées : la nuit précédente, "on" est venu déposer une moto qu'ils pensent avoir été volée, calcinée, à l'entrée du chemin d'accès à leur habitation...c'est courant, et c'est eux qu' "on" accuse...

    Les politiques favorables au projet disent beaucoup de choses négatives sur les zadistes...mais ils cultivent, ont monté leur petite boulangerie (deux je crois), une conserverie, ils tentent de vivre en auto suffisance...C'est un projet de société qui ne plaît pas aux autorités, atypique, une expérience de vivre ...

     

    Une zone humide, un bocage ancien ? C'est pourquoi, en plus de l'évidente utilité hydrographique, cette zone est d'une richesse de vie ( faune et flore) exceptionnelle ...Mais c'est la prochaine fois que je vous en parlerai...

     

     

     

     

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    33 commentaires
  • Je n'ai pas le cœur à faire un article. Je n'ai pas le moral. Je suis triste. La bêtise me fait toujours cet effet- là... Enfin, pas toute bêtise. Il y a celle de laquelle on peut rire, celle de laquelle l'on peut dire avec modestie "bah, à chacun la sienne" avec un air résigné ou un peu amusé  ! Après tout, chacun fait ce qu'il croit bien de faire. Mais pas là, non.

    Sur ce blog, je m'efforce de communiquer la beauté, de faire aimer la nature, la vie. Alors, c'est ici que je peux dire toute ma consternation et ma désolation ; ce n'est pas tous les jours !.. Mon blog est plutôt tourné vers le beau et l'optimisme, mais aujourd'hui, non.

    Dans ce que je trouve être le marasme politique, je trouve normal que chacun essaie de s'y retrouver comme il peut.. Je ne fais pas de politique et chacun est responsable de ses choix. Je ne supporterais pas que l'on me dise quoi penser...

     

    Il n'est pour moi qu'une intelligence qui vaille : l'intelligence de la vie... Et aujourd'hui, c'est là que le bât blesse.

    Je sais bien que la démocratie, finalement, n'est que la manipulation de ceux qui manquent cruellement de repères, par une poignée de profiteurs. C'est l'oligarchie déguisée en démocratie.

    J'habite la Loire-Atlantique et dimanche, la Loire-Atlantique était invitée à se prononcer sur la question du transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique  à Notre-Dame des Landes...

    Déjà, le terme de transfert... L'actuel aéroport continuerait d'être en fonction pour certaines choses non définies encore, et on bétonnerait 1600 hectares de zone humide  pour en faire un second : à Nantes, on ne se refuse rien, comme vous le voyez !

     

    Noir

    Une habitante de la zone humide : la spatule blanche

     

    Cet aéroport, on voudrait le faire en plein sur une zone humide, une tête de bassin versant, dans une zone de bocage comme il n'en existe plus beaucoup... Oh, bien sûr, quand il y aura des inondations ( au cas où ce projet pharaonesque verrait le jour) on pourra faire une distribution de kleenex et s’apitoyer sur le sort des pauvres gens inondés..comme d'habitude....

    Et comme les gens votent sur des slogans aguicheurs mais pas sur des faits réels (trop fatiguant de consulter des dossiers ?), la consultation a donné le  "oui à l'aéroport"  majoritaire.

     

    Alors, osons regarder en face ce que nous nous apprêtons à raser ! Je me demande si tout le monde est bien conscient de son vote...

     

    Noir

     

    La spatule blanche se sert de son long bec annelé terminé (ici en période nuptiale, la photo a été prise dimanche) par une spatule à l’extrémité orangée, pour farfouiller de façon systématique, en décrivant des arcs de cercle devant elle, dans les eaux peu profondes. Elle se nourrit d'insectes aquatiques, adultes et larves, de petits mollusques, même de quelques algues...

     

    Noir

     

     Surtout, si vous mettez un commentaire, surtout pas de slogan du genre "ça créera des emplois" ou "le survol de Nantes est dangereux".

    J' en ai tant entendu de ces slogans non étayés que, pardonnez-moi, mais je n'en peux plus. Si vous voulez voir les choses de plus près, je vous mets des liens...à consulter...si vous voulez...

     

     Voici l 'avis du Conseil scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité , concernant Notre-dame des Landes http://www.developpement-durable.gouv.fr/…/Avis_du_CSPNB_re…

    Le-fond-de-l-affaire-de-Notre-Dame-des-Landes-c-est-des-gens-qui-veulent-se

     

    /les-mille-et-un-mensonges-de-la direction générale de l'aviation civile

     

    https://www.facebook.com/ReseauActionClimat/?pnref=story

     

    0/le-projet-d-aeroport-menace-aussi-la-reserve-naturelle-de-grand-lieu-e/

     

     http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/aeroport-de-nddl-embarquement-immediat-pour-labsurde?utm_campaign=RS0616&utm_medium=FB6&utm_source=RS0616FB6

    et on peut encore en dire  !

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    55 commentaires
  • Vert

    Il a beaucoup plu. Dans les petits chemins, au jardin, tout est vert, un vert qui sert d’écrin aux taches de couleurs des fleurs de printemps.

     

    Un vert ?

    Des verts plutôt...Le printemps joue sur toute la palette, vert-jaune, vert presque blanc...Plus vert ? Plus bleu ? Plus tendre ?

    Le vert s'envole et ondule, la chlorophylle s'en donne à cœur joie, se faufile dans les petits coins tristes, sourit au soleil et s'offre à la pluie.

    Le vert s'étire comme un chat après la sieste de l'hiver...

     

    Vert

    Vert

    Et puis, alors que l'on respire toute cette vie, au détour d'un sentier, aux détours de décisions qui n'ont rien à voir avec la vie, c'est l'invasion du gris.

    L'invasion ? Oui, de plus en plus de gris, le gris bitume, le gris béton, le gris...argent .

    Routes et autoroutes, cubes d'immeubles gris, parkings, barrages et aéroports inutiles viennent peu à peu grignoter et tuer le vert de la vie : c'est le gris argent...Oh ! Pas l'argent des vagues au couchant, non, mais l'argent sale du béton , l'argent des affaires...

     

     

     Eh oui, depuis quelque temps, je broie du noir...du gris plutôt !

    Et...c'est .juste au milieu de cette indigestion de gris que je reçois un mail...de la Salamandre...

    Vous connaissez la Salamandre ? C'est une revue franco-suisse, que je connais bien : chez moi , j'ai une pile haute comme ça de "Salamandre", revues et DVD.

    Je vous ai déjà parlé des DVD de la Salamandre à propos de l'observation  du Tichodrome échelette à Nantes cet hiver :

    le Tichodrome échelette, l'oiseau papillon à Nantes

    et à propos du DVD sur Robert Hainard, ce grand naturaliste, philosophe, peintre,qui me touche beaucoup :

    mon article sur Robert hainard

    Ce mail de la Salamandre, me proposant un partenariat parce que mon blog "a des valeurs communes avec la Salamandre" m'honore beaucoup.

    Car cette revue sur la nature n'est pas seulement une revue sur la nature (il en est beaucoup !), mais les articles ont une qualité naturaliste, scientifique, et aussi littéraire, artistique  ;  la revue s'entoure de collaborateurs photographes et artistes peintres qui en font un journal "à part".

    Et...coïncidence,,  le titre de la revue de juin-juillet est "Vert, c'est la vie" !

    De quoi me replonger dans les délices et les subtilités  du vert !

     

    Le dossier central ouvre 26 pages sur le vert, la signification de la couleur au fil des temps, (vert méfiance, vert liberté, vert maléfique (de la couleur du dragon !), vert espérance, vert de la vie, puisque l’étymologie latine du mot est "ver" le printemps, ou "vir", l'homme..)),

    la tenue de camouflage de certains animaux, pour se protéger ou ...attaquer,

    le mystère de la chlorophylle,

    un voyage au centre de la feuille...

    Vert

     et aussi une interview du philosophe Dominique Bourg (professeur de philosophie à l'institut de géographie et durabilité  de l'Université de Lausanne) sur la question : "Les verts auraient-ils oublié la nature ?"

     

    Quand le nénuphar tient sa promesse !

    Vous l'aurez compris, ce dossier va du vert au vert en passant par tout ce qui est...vert ! ou même par le vert qui se déguise en rose ou blanc !

    Tenez, mon nénuphar, par exemple, et bien c'est simplement un bouquet serré de feuilles qui...ont perdu leur chlorophylle au profit d'autres pigments colorés !

     

     

    Vert

    Mais la Salamandre ne se limite pas au dossier central.

    Voici l'exemple d'un article sur les martinets, avec les beaux dessins de  Denis Clavreul.

    Voici le lien pour découvrir le sommaire de ce numéro

    c'est ici

    (dans chaque numéro, on trouve aussi un mini guide détaché sur tel ou tel sujet : dans celui-ci, les punaises, ces mal aimées !)

    et puis...La Salamandre offre aux lecteurs de mon blog

    un numéro gratuit à la conclusion de tout nouvel abonnement

    (6 numéros par an + 6 mini-guides) à l’une des revues de la Salamandre, la grande , la petite Salamandre (pour les enfants), la Salamandre junior pour les  8- 12 ans, etc....

    Pour en bénéficier, il faut indiquer le code promo : blog16 à votre demande d'abonnement.

    Vert

     

    Vert

    Un dernier exemple de pages...

    Vert

     
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