• Quelle drôle de journée ! Elle a débuté par cette vision incongrue pendant mon tour de jardin matinal, cette petite tache rouge saumonée près des hortensias...Mais oui, un coquelicot fleuri, un coquelicot tout étonné d'être le seul dans les plates-bandes, un coquelicot qui s'est sans doute dépêché de germer, de pousser et...de fleurir, se croyant déjà au début du printemps, abusé par cet été de la Saint-Michel , doublé d'un été indien qui n'en finit pas de souffler le chaud !

    On connaissait la rose d'automne,

    "plus qu'une autre exquise",

    mais le coquelicot d'octobre !

    Une étrange journée

     
     

     C'est pour moi une première !

    Et la journée n'avait pas fini de m'étonner !

    Devant ce temps doux, il était bien tentant d'aller à la mer, juste au sud du Morbihan, sous les falaises ocres de Pénestin, même si dès le départ la lumière est devenue un peu grise. Tout au long de la journée, le paysage baignait dans une lumière crépusculaire, une lumière d'Islande à une heure du matin au mois d'aôut, une ambiance d'éclipse de soleil ...

    Etait-il là, le soleil, derrière ce ciel opalescent, ce voile jaunâtre, ce nuage menaçant presque noir mais qui ne laissait pas tomber une goutte d'eau ? La lumière ocre clair rendait les falaises ocres encore plus rouges, le ciel noir semblait avoir versé du plomb fondu dans la mer...

    J'ai pensé que c'était la tempête tropicale Ophélie, qui, en se dirigeant vers l'Irlande, transportait avec elle les sables du Sahara...Il me semblait avoir les paupières collées par une sorte de fine poussière ocre...

    La radio entendue ce soir m'a appris aussi que ces "nuages" de plomb étaient ceux formés par les fumées d'incendies d'Espagne et du Portugal, activés par le passage de la tempête !

    Une bizarre journée à la lumière de fin du monde !

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  • Il fait sec...dans certains départements, les nappes phréatiques sont au plus bas...et ce ne sont pas les quelques millimètres de pluie qui tombent ici ou là qui vont y changer grand chose...

    Ce n'est pas tout à fait nouveau...En 2015 déjà ...

    "Selon deux études américaines signalées par le Washington Post, près d’un tiers des formations géologiques qui stockent l’eau de la planète, ou aquifères, se vident à un rythme alarmant.

    En se basant sur les nouvelles données recueillies par les satellites jumeaux de la mission Grace de la Nasa, les chercheurs ont annoncé mardi 16 juin que 21 des 37 aquifères les plus importants étaient passés en-dessous du seuil de durabilité – ils perdent plus d’eau qu’ils n’en accumulent. Ces réserves naturelles fournissent près de 35 % de l’eau que nous consommons à travers le monde, de la Chine à la Californie en passant par l’Inde et la France. 

    Citée par le journal américain "the desert Sun", Alexandra Richey, une des directrices de l’étude, affirme : “Si nous continuons à utiliser les réserves d’eaux souterraines comme nous le faisons actuellement, il y a de fortes chances pour qu’elles se trouvent appauvries au point qu’on ne puisse déjà plus les utiliser de mon vivant dans certaines zones.” Et la chercheuse insiste : “Il est impossible de continuer à exploiter les aquifères au rythme où nous le faisons sans comprendre ce que sont leurs seuils de tolérance.”

    “Nous devons avoir une attitude responsable dans la façon dont nous gérons les réserves souterraines, conclut Jay Famiglietti. Nous n’en aurons bientôt plus.”

    Source : Courrier sciences juin 2015

     


    Précieuse eau...

    Depuis le début de cette semaine,  trente-huit départements ont mis en place des mesures de restriction d'eau, a indiqué le ministère de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué publié ce lundi.

    Dans ces zones, plusieurs cours d'eau ont atteint leurs seuils d'alerte ou de crise par manque de pluie.

     Mais pendant ce temps-là...

     

    "En quatre semaines, depuis le 26 mai, des centaines de « jeunes » ont saccagé des dizaines de bouches d’incendie.

    Dans la seule région Ile-de-France, près de 600.000 m3 d’eau ont été gaspillés en quatre semaines, ce qui représente l’équivalent de 240 piscines olympiques. Un coût faramineux de près de 2,4 millions d’euros pour l’Ile-de-France, qui sera supporté par les communes, et donc par les contribuables.

    600 000 à 800 000 euros gaspillés pour la seule journée du mercredi 21 juin selon Véolia, pour qui ce ce phénomène de « street pooling » atteint une ampleur jamais égalée…

    Ces actes de sauvagerie ne concernent pas la seule région parisienne. Dans le même temps, 600 appareils ont été ouverts dans les Hauts-de-France, pour un gaspillage de 100.000 mètres cube d’eau, principalement à Lille, Roubaix et Tourcoing. Cela concerne aussi de nombreuses autres zones : Vénissieux, Marseille…

     

    Précieuse eau...

     

    En plus d’un coût faramineux pour les contribuables, ces ouvertures sauvages représentent un réel danger en cas d’incendie et sont aussi à l’origine d’inondations de caves, parkings et installations électriques…"

    Source : "Contribuables associés"

     Précieuse eau...

    La chaleur n'excuse rien.

    Ces dégradations des bouches d’incendies ont aussi conduit au saccage de matériel urbain, comme ce véhicule municipal renversé et filmé sur les réseaux sociaux

     Manque d'éducation ? Egoïsme forcené ? Inaptitude à la vie en société? Bêtise ? Inconscience ?Tout cela à la fois ?  Grande arrogance en tout cas : un homme qui a tenté de s'interposer s'est fait attaquer à coups de clés à molette...je me demande si c'est encore "éducable"...

    Et que l'on ne dise pas que ce sont des "sauvages" , ce serait faire injure aux "sauvages" , bêtes ou hommes, qui ont au contraire un grand sens du rapport de l'homme à la nature !

    J'éprouve une grande colère et un profond dégoût : pendant ce temps-là, dans certains pays, l'eau est si rare que les femmes font des kilomètres pour aller au puits...

    Précieuse eau...

     

     Arrogance, dédain...Est-encore éducable ?

     

     

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  • Oh, bien sûr, les politiques et industriels ne sont jamais à court de réparties... Des espèces protégées  ? La loi sur l'eau ?

    - Ils se cassent la tête pour fournir des "compensations".

    Le bocage de Notre-dame des landes : 3 - sourire ou pleurer ?

    Le premier numéro spécial de la revue Penn ar Bed, traite de "la dérive des mesures compensatoires".

    Je vous le disais dans mon premier article, les centaines d'hectares requis pour le nouvel aéroport sont des zones humides, en tête de deux bassins versants ce qui nécessite la mise en place de compensations conformément à la loi sur l'eau. .. et le comité d'expertise scientifique a estimé que la méthode "ne peut pas être validée en l'état"

    On ne voit pas très bien ce que l'on pourrait faire ! Déplacer les espèces animales ? Vous voyez le conducteur du bulldozer dire, au moment de chambouler les mares : "tiens, un triton ! Je vais le mettre dans un bocal et ...et...et..."et puis quoi ? Les espèces sont dans un milieu qui leur convient, que l'on veut détruire...On ne peut le reconstruire à coté. On ne peut déverser des espèces dans d'autres zones humides, qui n'ont pas les mêmes caractéristiques, où les niches écologiques sont déjà prises !

    Et les plantes protégées qui ne poussent que là...veulent-ils les mettre en pot sur leur table de salon ?

     

     Des (éminents) membres du sénat sont venus, pour étudier ces fameuses "mesures compensatoires" (en cas d'inondations, cette fois) et les naturalistes présents en rient encore :

    l'un d'eux a proposé , en cas d'inondations dues au bétonnage, de mettre un éclusier au bord du canal de Nantes à Brest  pour réguler le niveau des écluses et stopper l'inondation... On voit en effet très bien, alors que tout est menacé par les eaux, le malheureux éclusier mouliner à tour de bras sur sa manivelle !( Personne quand même n'a proposé d'écoper à la petite cuillère !). J'ignorais que les sénateurs étaient de grands comiques !

     - les creux et les bosses :

    Le site a beau être un plateau, c'est un plateau en pente, avec des talwegs...or, pour un aéroport, il vaudrait mieux que ce soit plat...

    Regardez la carte :

    Le bocage de Notre-dame des landes : 3 - sourire ou pleurer ?

     En jaune, les zones de déblai ;  en rouge, les zones de remblai et la grosse tache rose-rouge au milieu à droite, c'est le "remblai définitif". En vert, les" terrains à remanier".

    Bien sûr, déblayer, remblayer, chez Vinci, ils savent faire. Autoroutes, aéroports, ils ne font que cela ! Oui mais là, pas question de remblayer avec les déblais, car ce que l'on déblaierait, c'est de l'argile avec une forte proportion de micaschistes  qui ont la propriété de retenir l'eau très fortement.

    On voit très bien les processions de camions, emportant l'argile, apportant de la terre...(on parle de 1600 ha, là !)

    La tache noire ? Ce serait la future aérogare, sur le site actuel de la forêt de Rohanne...

     

    - Mais le plus "drôle", c'est que cinq ingénieurs (indépendants les uns des autres,) se sont penchés sur la question des pistes dans ce milieu humide.

    Pour les pistes, il a été prévu un liant de 40 cm (l'habitude de Vinci) fait d'un mélange de ciment et de chaux. Les cinq études sont arrivées à la conclusion que les pistes ne tiendraient pas. Et une piste d'aéroport qui se gondole ou s'affaisse au bout de quelques années, ça fait mauvais effet !

    Que faire ? (à part abandonner cette idée stupide, bien sûr !)

    les ingénieurs cogitent :

    1ère solution, faire une couche de 60 cm au lieu de 40, mais ...le surcoût n'est pas prévu dans le budget initial !

    2ème solution : faire des plaques de béton,  mais...Vinci ne fait pas de béton et devrait donc faire faire ses plaques, avec un coût qui n'est pas prévu dans le budget...

    3ème solution, et c'est la plus délirante : faire reposer la piste sur des piliers (un tous les 4 m2 ! ) enfoncés jusqu'à la roche mère...à 25 mètres !

    Inutile de dire que ça n'a pas non plus été prévu dans le budget !

    On est loin des chiffres annoncés au départ ! La conclusion s'impose : "de grâce, arrêtez les frais" !!!!

     

     

     

     

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  • Depuis trois ans, un collectif de naturalistes a décidé d'étudier , de la façon la plus exhaustive possible, ce milieu (240 mares, cours d'eau, prairies humides, bocage, haies, bois, forêt, chemins creux, talus..( voir mon article précédent.)) d'une richesse exceptionnelle pour la faune et la flore.

    Ce projet fou d'aéroport aura au moins eu un avantage : aucun bocage français n'a été autant étudié !!!

    Il a été répertorié plus de 2000 espèces dont 146 protégées (mais dont trois seulement font l'objet d'une tentative de "mesures compensatoires".

    Ah ! Les "mesures compensatoires ! J'y reviendrai !) Oiseaux, insectes, batraciens, mammifères, flore...

    - Certaines espèces fragiles, en régression ailleurs , sont ici bien présentes :

    c'est le cas par exemple du bruant jaune.

     (Photo : oiseaux.net)

     

    -  On trouve ici le nombre le plus important de France de grenouilles agiles, 

    une forte population de lézards vivipares, tritons, salamandres...

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

     -  Un des plus beaux tritons, le triton marbré, dont la femelle, encore plus belle, a une jolie rayure rouge sur le dos

     

    A l’échelle européenne, seuls trois pays accueillent le Triton marbré dans leurs mares : le Portugal, l’Espagne et la France. En France, la répartition de l’espèce est limitée au nord par la Seine et à l’Est par une ligne Fontainebleau – Montpellier.

    Le Triton marbré est mentionné parmi les espèces « Vulnérables » dans le livre rouge des vertébrés de France (Maurin, 1994).

    - le triton crêté...

    Là aussi réside, parce que le milieu lui est favorable, , le triton de Blasius, issu du croisement entre triton marbré et triton crêté

    Résultat de recherche d'images pour "triton de blasius"

     Photos Wikipédia et conservatoire du littoral

     - de petits mammifères aquatiques comme le campagnol amphibie et le crossope, petite musaraigne aquatique

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

    Photo : Naturalistes en lutte

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

    Photo : maechelibre.be

     

     

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

     - des fleurs  rares,

    comme la gentiane pneumonanthe

    ou le flûteau nageant

    Le bocage de Notre-dame des Landes  2- des espèces rares et protégées

    Bien sûr, ce ne sont là que des exemples ! Lors de la sortie ce dimanche, pas encore de fleurs, pas de batraciens...Pas de photos. Celles qui illustrent cette page viennent du Net ou des Naturalistes en lutte.

    A noter qu'à l'emplacement actuel de la forêt de Rohanne, il est prévu...l’aérogare avec sa cohorte de parkings...On ne lésine pas sur les parkings, chez Vinci, c'est ce qui rapporte le plus !

    En marge du carnage programmé, certaines choses prêteraient à sourire si elles n'étaient si tristes...cela fera l'objet de mon troisième et dernier article sur le bocage de Notre-dame des Landes.

     

    Sur l'étude de la flore et de la faune de la ZAD, un remarquable ouvrage fait par les Naturalistes en lutte et édité par Bretagne vivante est paru. Il fait la synthèse , abondamment illustrée, de ces trois années d’inventaires naturalistes.

    Evidemment, je l'ai feuilleté... et commandé ! Si cela vous intéresse :

    c'est le second numéro spécial de la revue Penn ar Bed, à commander directement à:

    Bretagne vivante

    19 rue de Gouesnou  BP 62132

    29221 Brest Cedex 2

     (joindre un chèque de18 €, port compris.)

     

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  • J'en ai plein les yeux et plein la tête et ne sais par où commencer ! J'en ai plein les bottes aussi, au sens propre, après un après-midi de dimanche dans le bocage de Notre-Dame des Landes, à travers prairies humides , haies d'ajonc et de ronciers...

    A l'occasion de la journée des zones humides,  les "Naturalistes en lutte",( groupe de naturalistes qui s'est constitué pour effectuer des expertises sur le site de Notre-Dame des Landes) organisait une sortie sur la zone  prévue pour l'éventuel futur aéroport...

       98 % de la zone  est une zone humide et on se demande par quelle aberration on a pu choisir ce type de zone pour un aéroport !

     

    Une zone humide à défendre : le bocage de Notre-dame des Landes

     

    L'eau à Notre-Dame des Landes

    Une zone humide à défendre : le bocage de Notre-dame des Landes

    Il a plu assez peu cet hiver ; malgré cela, il suffit de marcher dans les prairies pour reconnaître les prairies humides, parsemées de petits cours d'eau et de mares (plus de 240 répertoriées !)

     

    C'est une zone "éponge, au sens propre : un plateau, pas complètement plat, avec des talwegs, des pentes qu'empruntent les ruisseaux. car non seulement c'est une éponge, mais c'est aussi la limite de partage des eaux entre le bassin de la Loire et celui de la Vilaine.

    Regardez la carte :  en rose, l'emplacement prévu pour l'aéroport, pile entre les cours d'eau qui vont vers le sud, vers le Gesvres, L'hocmard, donc l'Erdre puis la Loire, et ceux qui vont vers le nord se jeter dans le Plongeon ( qui porte un nom bien suggestif !) , l'Isac (et le canal de Nantes à Brest qui emprunte son cours sur cette portion), puis la Vilaine. Pile au milieu, à l'emplacement du départ des cours d'eau, on veut mettre du béton, un aéroport...ce château d'eau naturel, aux eaux très pures, qui filtre l'eau qui dessert les zones au nord et au sud , transformé en zone bétonnée... ! Et pas en petite zone bétonnée :  pour le seul aéroport, plus  de1600 ha de béton, sans compter les routes qui mèneraient à ce mastodonte.

     

    Une zone humide à défendre : le bocage de Notre-Dame des Landes

     Il faut 24 h aux eaux qui tombent sur ce château d'eau  pour atteindre la petite ville de Blain. Actuellement, l'éponge fait son office et sert de tampon, de buvard. Si  l'aéroport voyait le jour, je ne voudrais pas être blinois ...! 

    Actuellement, le périphérique nantais est régulièrement inondé quelques jours en cas d'hiver pluvieux, malgré des travaux pour canaliser le Gesvres... En cas de pluies importantes (et ici, il y en a , des pluies importantes), si ce projet voyait le jouir, on pourrait faire une piscine sur le périph' et se lamenter chaque hiver sur les inondations à Blain et ailleurs !

    Les études pour cet aéroport (qui ressemble de plus en plus au monstre du Loch Ness), ont été faites de 1965 à 1968 (oui oui !)...Aucune étude sur la présence de zones humides et le maintien d'un dense bocage n'est alors effectuée, les questions d'environnement n'étant pas à l'ordre du jour.

    Une zone humide à défendre : le bocage de Notre-dame des Landes

    Depuis,"on" a compris," on" a arrêté, me direz-vous ? Mais non, "on" persiste et signe dans la folie !( Le baryton me cite alors sa phrase fétiche: "Mon adjudant-chef disait : "On" est un con"...Fin de la citation...)

     

    Le bocage de Notre-dame des landes

    Non seulement, c'est une zone humide de la plus grande importance, mais c'est aussi un bocage relictuel, comme il en reste peu en France.

    Des terres sont mises en culture par les agriculteurs qui ont leurs fermes sur la ZAD ("zone d'aménagement différé", transformée en" zone à défendre") et par les "zadistes" qui ont décidé de faire vivre cette zone, en s'occupant des terres après les expropriations. C'est aussi une zone d'élevage, qui a conservé ses haies, ses talus , ses mares : la zone a , en quelque sorte , été protégée par les procédures sans fin depuis 50 ans, elle n'a pas été surexploitée et a conservé ses talus oligotrophes (qui n'ont pas eu d'amendements et sont restés à l'état naturel) et...ces milieux abritent des espèces rares ou particulières.

    L'absence d'activité agricole intensive et l'absence d'amendements contribuent à préserver la qualité de l'eau qui alimente les cours d'eau des deux bassins versants. On n'ose imaginer quel serait le degré de pollution  induit par les activités d'un aéroport, avec ses avions, ses milliers de voitures...

    Pour conserver ce bocage, les naturalistes ont aussi fauché les prairies pour éviter l'invasion des saules...

    Une zone humide à défendre : le bocage de Notre-dame des Landes

    Un des agriculteurs  nous accompagnait, nous avons aussi rencontré deux "zadistes", nerveux et inquiets : ils ont beaucoup de "visites" , les zadistes, et pas toujours bien intentionnées : la nuit précédente, "on" est venu déposer une moto qu'ils pensent avoir été volée, calcinée, à l'entrée du chemin d'accès à leur habitation...c'est courant, et c'est eux qu' "on" accuse...

    Les politiques favorables au projet disent beaucoup de choses négatives sur les zadistes...mais ils cultivent, ont monté leur petite boulangerie (deux je crois), une conserverie, ils tentent de vivre en auto suffisance...C'est un projet de société qui ne plaît pas aux autorités, atypique, une expérience de vivre ...

     

    Une zone humide, un bocage ancien ? C'est pourquoi, en plus de l'évidente utilité hydrographique, cette zone est d'une richesse de vie ( faune et flore) exceptionnelle ...Mais c'est la prochaine fois que je vous en parlerai...

     

     

     

     

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