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    Le cyprès chauve se noie !

     

    C'est mon ami le cyprès-chauve, dont j'ai souvent parlé, celui des bords de l'Erdre...

    L'automne du cyprès chauve


    "Je les croise à chaque promenade le long de ce sentier qui longe l'Erdre. Bonnets de lutins tenant une assemblée secrète ? Moines en méditation ?

    Rien de tout cela, disent les scientifiques! Mes moinillons en robe de bure se nomment "pneumatophores", c'est à dire "porteurs de souffle" (ah ! Que les hommes de science ont donc parfois l'imagination poétique !). C'est joli, et l'explication ne l'est pas moins. Certaines espèces d'arbres situés au bord de l'eau, comme les palétuviers ou ici les cyprès chauves,ont parfois les racines en grande partie immergées...Ils développent alors, pour échapper à l'asphyxie , des racines aériennes qui leurs servent de poumons ...et que l'on appelle aussi  "genoux respiratoires"!

    L'hiver a tondu ce cyprès chauve, car son feuillage est caduc, mais, cet été, ses cheveux repoussés abriteront de leur ombre les petits pèlerins qui veillent sur lui ! "

     

    Et pour le petit garçon, j'avais  inventé cette histoire :"le cyprès-chauve et les lutins"

     

    Le cyprès chauve se noie !

    Je le salue toujours en passant, mais hier, comme  je passais près de lui, ô  surprise !  Mon ami  avait le pied dans l'eau, les moinillons-lutins étaient dans le bain , pagayant pour maintenir les "genoux" du géant hors de l'eau !

    Ciel ! Le cyprès-chauve va se noyer !  C'est vrai que du côté rivière, les lutins avaient si bien de l'eau par dessus la tête que l'on ne voyait même plus la pointe de leurs bonnets ! Engloutis les lutins !     

    Le cyprès chauve se noie !

     

    Mais , je me suis rassurée :  "les lutins, ça sait nager" !  Et même s'ils boivent la tasse, il en reste encore suffisamment pour veiller sur Barberousse ; la nature a tout prévu !

    Il n'empêche que je ne l'ai jamais vu barboter à ce point !       

    Le cyprès chauve se noie !

                                                                                                                                                                                                                                                                                                      

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  • La veille, j'avais eu droit, en ouvrant mes volets, à un flamboyant lever de soleil, une aurore rouge et noire, fugace comme toutes les aurores...

    L'heure bleue

    L'heure bleue

     

    Le lendemain, j'ai espéré ce lever de soleil sur l'Erdre...

    J'étais là-bas à 7 h 30, pour ne rien rater, pour commencer une journée sous le signe de la lumière...

    On ne dispose pas du temps... le soleil est caprice, les nuages aussi.

    Je n'ai pas eu d'aurore de feu mais une aube qui n'en finissait plus de paresser dans les draps de la nuit, une aube toute en douceur, une heure bleue (et rose) qui peu à peu a posé son doigt tout de délicatesse sur l'eau, les arbres, les bateaux engourdis...

    L'heure bleue

    L'heure bleue

    L'aube est le symbole de la pureté, du commencement, de l'espoir...de la naissance... Qu’il soit païen ou chrétien un beau symbole de Noël ...

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  • C'est un matin comme on n'en a plus fait depuis des semaines, englués que nous étions dans la  pluie ou la grisaille automno-hivernales !

    Trois jours d'aube givrée et de lumière, enfin !

    La lumière, elle m'avait fait revivre, la veille, au bord de l'Erdre ! J'y suis retournée avec l'appareil-photo !

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Oh, il y a du monde ce matin-là ! Il y a ceux qui courent, plus bardés d'instruments technologiques que la fusée Ariane, il y a ceux qui trottinent en ahanant, ceux qui ne voient rien, n'entendent rien, autistes dans leur monde sonore, les écouteurs aux oreilles (pourtant, Dieu sait qu'ils chantent, les oiseaux, en ce matin lumineux !), ceux qui marchent d'un pas de randonneurs, à un ou à deux, ceux qui profitent du prétexte de la balade pour se raconter les dernières nouvelles, ceux qui flânent, qui regardent (pas nombreux, ceux-là !), ceux qui , les yeux à l'horizontale et le souffle sportif, s'annoncent de loin dans le cliquetis de leurs bâtons de "marche nordique", souvent en groupe, et dont il vaut mieux laisser passer la troupe ferraillante ; il y a aussi les familles qui se traînent au gré des poussettes, trottinettes et vélos d'enfants, il y a les cyclistes...

    Il y a aussi ceux qui font sécher leur linge , profitant du rayon de soleil...

    Brume et soleil sur l'Erdre

     

    C'est qu'ils n'ont pas la chance des canards, les cormorans : pas de glande lubrifiante pour imperméabiliser le plumage...alors, on fait comme on peut, on met les ailes à sécher, en prenant des poses de Christ en croix..

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    "Tiens, on dirait que j'ai perdu mon auréole !..."

     

    Brume et soleil sur l'Erdre

     

    Il y avait tout cela au bord de l'Erdre, à part les familles pas encore opérationnelles de si matin...Et puis, il y avait la lumièrre, la brume au soleil mêlée, un paysage en noir et blanc, un peu fantôme...

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

     

     Sur l'eau, il y a aussi ceux qui se laissent glisser sur la mer de brume...

    Brume et soleil sur l'Erdre

     ...plus ou moins calmement et dont la silhouette apparaît et disparaît au gré des arbres de la rive...

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre 

    ...sous les silhouettes impassibles des bateaux et des châteaux...

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    La brume hésite et ouate la lumière,

    le soleil joue avec les gouttelettes

    à la pointe des rames...

    enlace les cœurs de la grille au bord du chemin...

     

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

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  • La  Loire jubile ! Voici venu le temps (pluvieux !) de s'étaler dans son lit, d'en sortir, de déborder, d'inonder les prés qui la bordent ! Elle étire ses bras hors de sa couche, enlace le pied des arbres et celui des maisons, se sert des clôtures pour créer des graphismes...

    Loire à Ingrandes

     Loire à Ingrandes

    Oh, elle n'est pas la seule en ce moment ! Toutes les rivières se sentent d'humeur folâtre et joyeuse ! C'est la fête ! On joue à se prendre pour le Nil ! Le zouave du pont de l'Alma se demande si , finalement, au lieu de faire le zouave dans les bataillons de napoléon III, il n'aurait pas mieux fait d'apprendre à nager !

    Evidemment, les humains qui ont les pieds dans l'eau , qui voient monter les rivières avec angoisse ne rient pas...

    Loire à Ingrandes

    Mais les habitants d'Ingrandes sont philosophes. Ils sont amoureux de leur Loire et savent bien que tous les ans, plus ou moins, elle fait des siennes...C'est ce qui fait un de ses charmes. Alors, on se croise dans la rue qui la borde, on la regarde, on l'ausculte, on s'interpelle, on prend de ses nouvelles... "Elle est à combien ? 4,30 m ? "Ils " annoncent 30 cm de plus pour demain !"

    Ils ont quand même un petit frisson : va-t-elle enjamber le bord de la terrasse ?

    Déjà, certains l'accueillent à portes de garages grandes ouvertes ;  les garages qui bordent le quai sont inondés, alors, autant la laisser entrer...

    Loire à Ingrandes

    La Loire, on la connait, on sait qu'elle déborde, c'est un fleuve un peu sauvage....

    Loire à Ingrandes

    Les rivières qui ont une réputation d'enfant sage, bien sûr, c'est autre chose ! Voir déborder la Seine inquiète...mais comment ne pas déborder sur tout ce béton qui empêche l'eau  de s'infiltrer dans la terre ? Et la terre, comment peut-elle boire toute cette eau, elle qui est si souvent malade et appauvrie par toutes les poudres de perlimpinpin qu'on lui fait ingurgiter année après année ?...Et les zones humides qui sont les éponges du sol, combien en reste-il en France ???

    Les hommes bétonnent et s'étonnent,  les rivières débordent, les inondations menacent les hommes (pas les mêmes sans doute !) qui s'étonnent encore ...

    La Loire fait son travail de Loire et les prairies la remercieront cet été !

    Loire à Ingrandes

    Loire à Ingrandes

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  • Puisqu'il fait froid, dit le jardin, soyons fou, soyons gai, parons-nous, embijoutons-nous (ça n'existe pas ? tant pis !)  de perles de givre ...

    Il y a des plantes qui se moquent complètement des saisons , pour fleurir ! La véronique, par exemple !

    Le jardin givré

     

    Le jardin givré

    Les gaillardes s'étaient gardé quelques plumets...

     

     

    Le jardin givré

    Les ballons roses de la symphorine...

     

    Même défleuris, les hortensias font encore la déco...

    Le jardin givré

    L'amour en cage  s'est un peu refroidi mais garde tout son charme , même givré !

    Le jardin givré

    Le jardin givré

     

    Le jardin givré

    L'autre véronique...

     

     

    Un petit effet sur la fougère !

    Le jardin givré

     ...et la mort pleine de panache de la rose ...

    Le jardin givré

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