• L'odyssée du renard

    Il  y a deux ans et demi, j'écrivais cet article :  le renard mal aimé

    la situation n’a guère changé et nos dirigeants s'apprêtent à vouloir continuer à classer le  renard parmi les nuisibles...

    après le loup, le renard et la belette., mais aussi le corbeau, le geai, le putois… Le Ministère de l’écologie prépare un arrêté qui renouvelle pour 3 ans la liste des mammifères et des oiseaux « susceptibles d'occasionner des dégâts» qui pourront être tirés et piégés dans de terribles conditions…

    Allez donner votre avis !!!

    Pourtant...il y a des passionnés de nature...parmi eux, Laurent Geslin, photographe naturaliste et François Moutou  sont en train de préparer un livre qui sortira fin août : L'odyssée du renard   ( à voir ici)

    Ce livre est en "prévente" , et trois formules sont proposées : dans la plus simple (29 €), l'on économise les frais  de port (8 €); dans la plus sophistiquée, on peut voir son nom dans les remerciements, recevoir les cartes des illustrations du livre) et même aller passer une matinée chez l'éditeur (la salamandre) pour visiter...

     

    L'histoire ? C'est celle d'un renard qui quitte ses forêts natales et se retrouve aux abords d'une ville...

    L'odyssée du renard

    Je vous donne un aperçu des photos qui illustrent ce livre :

     

    L'odyssée du renard

    L'odyssée du renard

     

             Et puis,  un petit  bonus...Un petit affût devant le terrier des renards, ça vous dit ?

    L'affût aux renardeaux

     

    Cerise sur le gâteau...si ce livre vous tente, la Salamandre m'a proposé un exemplaire à faire gagner aux lecteurs de mon blog !

    Je me suis bien creusé la tête pour savoir quel jeu proposer pour faire gagner ce livre...Et puisque mon blog se nomme "la nature et la plume", je vous propose d'écrire un petit texte avec pour thème "renard";    

    Vous écrivez ce texte ( attention, pas plus d'une dizaine de lignes), en commentaire (je masquerai les commentaires  jusqu'à la fin du jeu).

    Si plusieurs textes sont ex-æquo, je tirerai le gagnant au sort ! Vous avez jusqu'au 16 juin à minuit pour me faire parvenir votre texte.

    A votre plume !

    « La vie secrète de ma mareCoquelicots dans un champ de blé...d'orge ? »
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  • Commentaires

    1
    Dimanche 9 Juin à 10:44
    marine D

    J'ai donné mon avis, je ne cesse de dire qu'il faut protéger le renard, mais je connais des chasseurs ici qui n'y sont pas favorable alors qu'ils n'ont plus de poules depuis longtemps, et ça m'enrage !

     

    Sous la neige ou les feuillages

    En hiver ou en été

    notre ami le renard

    cache sa rousseur

    et craint les hommes

    2
    Dimanche 9 Juin à 11:06

    Tout   animal   a un rôle  à jouer, et celui  des renards est  important en  destruction de rats et   autres  mulots !

     D' ailleurs  certaines  villes reçoivent   la visite  de renards, et cela  ne pose  aucun problème  à la  population !

     Bon dimanche  à toi

      Bisous

    3
    Dimanche 9 Juin à 11:17

    Je trouve les renards magnifiques et ils sont très utiles.

    Bon dimanche

    4
    Dimanche 9 Juin à 20:34

    Coucou, je suis nul pour écrire alors je préfère laisser faire les autres lol

    J'ai cliqué sur le lien pour voir ton ancien article mais cela indique erreur 404 page introuvable.

    Les petits renards dans la vidéo sont mignons.

    Chez moi j'ai eu vu des renards, une fois un pas très loin en me baladant sur un chemin.

    Mais je crois malheureusement en avoir plus vu des écraser sur la route que des vivants :(

    Bonne soirée

    5
    Dimanche 9 Juin à 21:02

    De belles photos et un live sans nul doute intéressant ! 

    Bonne semaine. 

    6
    Lundi 10 Juin à 10:49

    tu es toujours généreuse 

    J'ai lu aussi la liste des nuisibles , j'ai signé la pétition via facebook 

    je te souhaite une belle journée 

    7
    Lundi 10 Juin à 18:55

    Considérer le renard comme un nuisible est une erreur humaine que je trouve plus que regrettable tant cet animal contribue au bienfait de la faune ! Merci pour ce billet humaniste. 

    8
    Mardi 11 Juin à 13:48

    Lorsque je vivais à Londres, il y avait des renards qui vivaient dans la ville (il n'y a pas la rage en Angleterre). Je trouve que ce sont de beaux animaux.

    9
    Mardi 11 Juin à 21:48

    Isatis, renard, fennec, je les aimmes tous mais e ne suis malheureusement pas assez douée en écriture pour participer à ce jeu mais je pense que tu trouveras de nombreuses participantes. 

     

    10
    Mercredi 12 Juin à 10:21

    Bonjour Capucyne
    moi j'aime bien le renard et l'on peut même l'apprivoiser tout en restant sauvage
    en ce moment l'on veut tout éliminer ce qui dérange l'homme
    pluie mais une légère remontée des températures
    je te souhaite une agréable journée 
    bisous

    11
    Sylvie
    Jeudi 13 Juin à 13:57

    Bonjour Capucyne,

    Merci pour ce joli billet et pour cette invitation à composer quelques lignes à notre tour. Merci à toi.

    Voici mon court texte sur l'ami renard, si beau à contempler dans nos campagnes.

    "Ce matin, la lumière de la forêt était différente et au travers des tendres feuilles des charmes, j’ai vu l’aube se lever dans un air chargé d'une suave odeur de terre mouillée.

    Ce matin était jour de lumière. Le premier à veiller sur mes 4 renardeaux nés dans la nuit. Alors, durant ce court instant où j’ai contemplé la nature après avoir donné la vie, j’ai rêvé pour eux d’une vie sauvage où ils ne seraient plus considérés comme des ennemis.

    Ce matin, j’ai rêvé l'espace d'un instant que fusils, chiens et pièges seraient bientôt pour nous tuer interdits, reléguant au passé l’époque où mon espèce qualifiée de nuisible, subissait la barbarie.

    Ce matin, mon regard a croisé celui d’un homme jeune qui se promenait. Il est resté quelque temps à m’observer et voyant que je rejoignais l’entrée de ma tanière, il a souri. Je crois qu'il avait compris quel miracle la vie avait accompli pour moi cette nuit et j’ai senti qu’avec des gens comme lui, on ne serait bientôt plus qualifiés d’ennemis.

    Ce matin était un jour joli. Un de ces jours pour faire à nouveau confiance à la vie…"

    Belle fin de journée et à bientôt.

    Sylvie

    12
    Vendredi 14 Juin à 12:15

     

    Bonjour Capucyne,

    Merci pour cet article émouvant. Je te livre ma contribution :

    L’homme n’a presque pas dormi. Par bravade, il persifle : « allons ! on ne fait pas attendre sa proie ! » Il fend la forêt d’un pas vif, s’installe dans une cabane de bois. Vêtu d’un camaïeu de verts, il ressemble à un arbre grotesque. Pourtant, ses yeux savent se faire fleurs parmi les feuilles. C'est un chasseur avisé. Il pose son fusil et glisse une main dans sa poche pour la réchauffer. Ses doigts effleurent un papier, longuement et patiemment plié, en quatre, en huit. Il sourit, espérant la tendresse d’un mot d’enfant. Il le déplie délicatement. Sur la feuille, il y a un dessin, crayonné de gris et colorié de roux. C’est un renard au regard clair, voilé d’une infinie tristesse. Il n'y a plus de vie dans ses yeux ; seulement le dernier éclat du regret. Sur le flanc gauche de l'animal, l’enfant a peinturlurée au feutre une large tache vermeil, en appuyant, fort, si fort qu’il a troué le papier. Et d’un écriture enfantine : « J’ai beau dessiner chaque soir, Papa, tu as toujours un mort d’avance ». Le chasseur vacille, son regard froid se fracasse sur ce renard d’enfant. Alors il pleure et s’abîme, fond comme une neige trop longtemps tassée - à grosses flaques. Dans un cri, l'homme brise son fusil contre le sol. Derrière son dos, une ombre passe, légère : un sourire flotte au coin de son museau orange.

    Toutes mes amitiés, Capucyne, et merci encore pour tes mots et ton idée.

     

    13
    Nicolas
    Dimanche 16 Juin à 18:38

    Désolé, j'ai essayé, mais 10 lignes... Enfin, je te l'offre quand même.

     

    - LA RECONNAISSANCE DE LA RENARDE, OU LE MALHEUR DES TAUPES -

     

    La renarde filait ventre à terre pour échapper à la meute braillarde des bassets. Patiemment, elle avait dérouté les chiens de son terrier des bords du gesvres où tremblaient ses 4 renardeaux, quand elle parvint à la lisière d'un champ. Au delà, de l'autre côté de la haie, commençait le quartier des hommes. Était-ce, dans cette haie, le repère du grand chêne pédonculé, le Titi d'émail annonçant fièrement "refuge LPO" sur sa plaque ou la vivante fantaisie de l'enclos fleuri qui faisait la part belle au sauvage, la renarde avait choisi. Elle était là, allongée au creux d'un ilot non fauché de fleurs des champs, érigeant, marguerite parmi les marguerites, le blanc pinceau mimétique de sa queue. Renarde inspirée ! Ici tout conspirerait en sa faveur. Tandis que les mésanges bâtisseuses escamotaient à bec que veux-tu ces traîtres de poils roux pris aux barbelés, tandis que les odeurs, celle des aubépines en fleurs, du géranium herbe-à-robert, des menthes et des mélisses, le fumet puissant du purin d'ortie allié au crottin de cheval, saturaient l'odorat des limiers, 2 petits moulins de tissu - l'un à l'effigie d'une coccinelle, l'autre d'une abeille - avaient achevé par leur aveuglant kaléidoscope de mettre en déroute les déjà mirauts Don Quichotte à 4 pattes. Ceux-ci, la queue basse, rejoignaient à présent le bois où leurs maîtres distancés, ignorant tout des péripéties de la poursuite, s’essoufflaient à sonner dans leurs trompes. Dans le houppier du grand chêne, un pic-vert gavé de myriapodes s'esclaffait de leur déconfiture. La renarde, elle, savourait le droit d'asile et continuait de reprendre haleine au milieu des fleurs tout en léchant ses muscles endoloris. De temps à autre, toutefois, elle interrompait son travail pour, songeuse et comme réprobatrice, fixer les taupinières alentour. Que faire ? se disait-elle. Un bienfait n'étant jamais perdu, l'idée finit par s'imposer. Dame renarde se promettait dans un élan de gratitude d'enseigner bientôt à ses renardeaux le chemin du havre fleuri qui lui avait sauvé la vie. Là, elle leur enseignerait l'art du mulotage aux dépens des myopes en habit de velours dont les terriers grotesques, seuls, enlaidissaient le jardin ami. C'était bien le moins.

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