• Etonnant, l'arum...Etonnant par sa forme, étonnant par sa subtile (et compliquée) stratégie pour être fécondé...

    Le premier à apparaître au jardin, c'est l'arum sauvage et son bouquet de belles feuilles vertes veinées de blanc, dès le début du printemps.

     

    A ce stade, certains pensent "Oh ! Une vilaine herbe ! Vite à l'arrachage ! (comme d'autres se seraient écriés "A l'abordage !)

    Ils ne savent pas ce qu'ils perdent : la venue d'une fleur sophistiquée et spectaculaire de par sa forme, une sorte d'ampoule qui s'évase vers le haut, la spathe,  et qui enveloppe amoureusement  et délicatement une sorte d'épi érigé, le spadice.....

     

    Arum ³

    Arum ³

    !

     Dans ce spadice, s'étagent fleurs femelles, fertiles, puis stériles, et les fleurs mâles, fertiles , puis stériles. C'est toute une organisation , mais, malgré ça, l'arum ne peut pas se fertiliser tout seul...Alors...Il attire (par son odeur d’ammoniaque absolument épouvantable) les insectes dans la base de sa spathe, et quand ils auront fait leur travail de pollinisateur, ils seront libérés, pas avant (à moins qu'ils ne se soient noyés au fond de l’ampoule ! C'est un travail à risques  !)

    Plus tard, l'arum,  lui, portera fièrement une grappe de baies rouges serrées les une contre les autres, contre lesquelles ma grand-mère me mettait en garde (elles sont toxiques) en les qualifiant de"pain de vipère" !

    Pendant que l'arum sauvage s'affaire , son cousin des jardins, plus gros, plus blanc fleurit paresseusement après les gelées..

    Arum ³

    Arum ³

     

     j'ai eu plusieurs années des Calla,( encore un cousin !) dont les belles couleurs roses me ravissaient...Ils ont hélas disparu...

    Photo de l'été 6 - les arums (calla)

    Photo de l'été 6 - les arums

     

    Fin avril , j'ai découvert un autre arum, une curiosité celui-là, que j"avais pu voir une année au jardin des plantes...

    La maison des petits bonhommes-pots (ici) abrite aussi un tas de curiosités dans son jardin....Jean-Pierre m'a invité à voir son arum géant dont la fleur n'est vraiment épanouie qu'une journée ; en 72 heures tout est fini !...Quelques jardins des plantes en possèdent un spécimen (plus ou moins grand...dont la floraison est attendue par tous les horticulteurs.

    Voici ce que j'ai trouvé sur cette plante étonnante : "L'Arum titan, Amorphophallus titanum, aussi appelé « Pénis de Titan », est une étrange plante découverte à Sumatra au XIXe siècle et qui, depuis, ne cesse d'étonner. Tous les ans, elle produit une unique feuille pouvant dépasser cinq mètres de hauteur et accumule des réserves pour, à un rythme de quelques années, émettre en environ trois semaines une spectaculaire inflorescence, c'est-à-dire un ensemble de fleurs simples, composant une structure énorme qui peut atteindre 2,70 mètres de hauteur. "

     

    Jean-Pierre et Monique ont sorti leur arum géant

    (moins géant que certains,

    mais tout de même !!!)

    de leur serre

    pour que je puisse le photographier.

     

    Arum ³

    Arum ³

     Il arbore un beau feuillage bicolore

    Arum ³

     

    ...et comme tous les arums, attire les mouches et moucherons par son odeur...proportionnelle à se taille !!! Ici, ce ne sont pas de petits mouicherons, mais de superbes mouches vertes du plus bel effet sur le rouge sombre de la plante !

    Arum ³

     

    Arum ³

     

    Arum ³

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  • Capricieux ! Voilà comment je qualifierais les gros iris en forme d'oiseaux exotiques...J’aime leur sophistication, leurs frou-frou, leur élégante robe froissée .

    Mais ils m'agacent aussi, prennent beaucoup de place, daignent ou ne daignent pas fleurir...

     

    Cette année, pas de gros iris roses ou couleur abricot...En compensation, les "Alcazar" ont fait un immense effort : tous fleuris, ils ont été les premiers, (sur le trottoir) et traînent encore un peu ici ou là, sur fond de marguerites...

     

    Plein feu sur les iris

    Plein feu sur les iris

     Pas très originaux, les "Pallida" ont au moins le mérite d'être fidèles et de fleurir bravement chaque année.

     

    Fidèles, eux aussi, ils viennent du Jardin de Cathlineet fleurissent chaque année.

    Plein feu sur les iris

    Plein feu sur les iris

     

    Toujours au rendez-vous de mai, , les beaux iris blancs anciens de Hollande, venus du jardin de Marie-Anne...

    Plein feu sur les iris

     

     Et foin des gros dodus sophistiqués qui n'ont pas daigné ouvrir leur précieuse robe froufroutante cette année !!!

     

    Heureusement, les petits Sibirica sont toujours présents avec  leur abondance et leur fleur en forme de fer de lance...

    Plein feu sur les iris

     

    Plein feu sur les iris

    Plein feu sur les iris

     

    Un petit nouveau cette année... Acheté aux pépinières Briant qui , décidément  se sont fait une spécialité des avortons (Désillusion !) , il a mis quatre ans avant de pouvoir atteindre une taille normale et fleurir enfin...

    Plein feu sur les iris

     

    Ah ! J'allais oublier celui-ci, rescapé du grand chambardement du jardin de mes voisins par le nouveau propriétaire, il a mis sept ans à s'en remettre et offrir enfin, sur le trottoir, comme s'il était encore trop craintif pour entrer au jardin ("on ne sait jamais ce qui peut vous arriver !") sa délicate robe bleue de ciel...

    Plein feu sur les iris

     

     Quand le soir tombe sur les Sibirica" et  l'Alcazar...

    Plein feu sur les iris

     

    Plein feu sur les iris

    Plein feu sur les iris

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  • Printemps moins sauvage...

     

    Après mon article sur les sauvageonnes de printemps au jardin, j'avais prévu celui-ci, sur les fleurs  plus "classiques", plus "plantées"...c'était faire fi de l'exubérance des dites sauvageonnes qui ne vont pas se laisser canaliser comme ça et réduire à un article ! Le printemps au jardin, ce sont les sauvages qui font la fête et les couleurs ! J'en découvre tous les jours de nouvelles !

    Mais patience, les belles , votre tour va revenir...l

    Laissez-moi présenter vos voisines !

     

    Printemps moins sauvage...

     A côté des petites jonquilles sauvages, les "rousinettes", mes préférées parce que toutes de fraîcheur et se spontanéité, il y a les autres, tous les autres, narcisses, jonquilles (au fait, narcisses ou jonquilles ? Voici un article que j'ai publié en 20129 pour que ceci explique cela...narcisses ou jonquilles ?)

    Jaune éclatant, jaune poussin, jaune rehaussé de blanc, blanc panaché de jaune, en forme de grosses cloches de Pâques comme sur la photo du bouquet, en clochettes, ou de dés à coudre orangé au cœur d'une étoile, recroquevillés en pompons, en circonvolutions ...les narcisses-jponquilles sont de la fête printanière au jardin !

     

    Printemps moins sauvage...

    Printemps moins sauvage...

    Printemps moins sauvage...

    Printemps moins sauvage...

    Printemps moins sauvage...

    Printemps moins sauvage...

     

    Printemps moins sauvage...

    Un petit narcisse lilliputien jaune pâle en forme d’étoiles  se fait désirer : sans doute sait-il que je l'attends avec impatience ...C'est sûrement mon préféré des non -sauvages...

    Sur la boîte aux lettres est apparu soudain un de ces dimanches, ce petit bonhomme rougissant de son audace ! Vous devinerez sûrement d'où il vient et qui l'a déposé là ! http://capucyne.eklablog.com/etranges-jardins-c27426864

     

    Printemps moins sauvage...

     

    Que serait le printemps sans les bulbes ?

     

    Printemps moins sauvage...

    Printemps moins sauvage...

     

    Printemps moins sauvage...

     

    Printemps moins sauvage...

    Printemps moins sauvage...

     

    Printemps moins sauvage...

    Printemps moins sauvage...

     

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  • J'ai d'incontournables rendes-vous de printemps : celui des rousinettes- traduisez "jonquilles sauvages", pour les yeux, celui, olfactif et gustatif, de l’aïl des ours,d'autres encore...Mais le plus émouvant est celui des fritillaires...

    Fragiles fritillaires

     

    Je savais les belles en avance ce printemps ; Il y a dix jours, je suis allée avec impatience les guetter...Les guetter ? C'est que ce sont des fleurs rares, qui ne poussent qu'en milieu humide (et comme les milieux humides rétrécissent à vue de bétonnage, les belles pintades se font de plus en plus clairsemées !)

    Elles n'étaient pas encore au rendez-vous, un peu frileuses et encore rares...

    J'y suis donc retournée ce lundi , elles avaient profité du soleil et ...c'est toujours le même émoi. Cette année, fleuries en même temps que les ficaires, elles mêlent leur robe lie de vin à l'éclat des étoiles jaunes.

     

    Fragiles fritillaires

    L'endroit où elles poussent est si exposé, si fragile, si facilement piétiné, que c'est un miracle de les retrouver...moins nombreuses pourtant...Leur godet renversé (fritilus) a étrangement emprunté sa livrée à la pintade ! Voilà un surnom bien prosaïque pour une fleur à l'étrange et rare élégance . "Fritillaire arlequin" m'a proposé le baryton qui m’observe patiemment , couchée à plat ventre devant le cercle des belles, et qui, toutes les deux secondes s'écrie "Attention ! Il y en a une là, pas encore fleurie" !

    C'est qu'il est facile de piétiner leur feuille si fine qu'elle se confond avec l'herbe !

    Fragiles fritillaires

     

    C'est en quelque sorte un cercle de fées à l'intérieur duquel je m'interdis de pénétrer  pour ne pas déranger les mystérieuses et surtout pour ne pas risquer un pied maladroit sur une fleur à peine éclose, ...et me voilà donc à plat ventre dans l'herbe mouillée, l'appareil photo au ras des ficaires !

     

    Fragiles fritillaires

    Fragiles fritillaires

    Fragiles fritillaires

     

    Comme elles sont étranges !

    Si semblables mais toutes différentes,

    le damier plus mauve ou plus violet,

    plus sombre ou lumineux,

    petits lampions à la robe improbable !

    Fragiles fritillaires

     

    Fragiles fritillaires

    Fragiles fritillaires

     

    Fragiles fritillaires

     

    Faut-il le redire ? Les fritillaires sont protégées, rares et fragiles, menacées...Il ne faut ni les cueillir, ni les piétiner...Certaines, je l'ai bien vu, se méfient de l'homme comme de la peste, sans doute, puisqu'elles se sont cachées à la lisière de buissons, à des endroits où le pied ne se pose pas...Prudentes fritillaires...!

    Fragiles fritillaires

    Fragiles fritillaires

    Fragiles fritillaires

     

    D'autres rendez-vous avec les fritillaires...d'autres années...

    féeriques fritillaires

    fritillaire pintade

     

     

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  • J'ai souvent cru qu'elles étaient d'une grande, très grande timidité, avec leur tête toujours courbée, leurs yeux baissés, leur air modeste.

    Si vous avez tenté de photographier les hellébores, vous  savez bien qu'il  faut ruser, se coucher sur le sol (et de ce temps-ci, c'est osé !), ou leur soulever le menton  gentiment...Mais même ainsi, ce n'est pas gagné, leur tête inexorablement retombe, elles se cachent derrière leurs cheveux !

     

    Prudentes hellébores

     

    Pourtant, leur cœur est une splendeur, petites mouchetures, fins fils de pistil...

    Prudentes hellébores

     

    Alors, timides  les hellébores ou tout simplement...prudentes ? Pour braver cette saison, ses tempêtes, ses bourrasques et ses trombes d'eau, ne vaut-il pas mieux courber l'échine, quitte à nous priver de leur beauté ? En tout cas, pas orgueilleuses, les hellébores !

    Prudentes hellébores

     

    Mais même cet excès de prudence ne les empêche pas en ce moment de voir leurs boutons s'étioler, voire pourrir sous ce trop plein de débordement céleste...Alors, certaines attendent encore avant de s'ouvrir. Leurs boutons sont formés depuis si longtemps qu'un peu plus ou un peu moins... Prudentes, je vous dis !

    Prudentes hellébores

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