• Il y a d'abord le jardin, le plus proche, le plus saisissable à tout moment...Lorsque la feuille se baigne dans la flaque de pluie et les reflets des barreaux de la chaise, à la surface de la table de jardin...

                L'automne en 2 π r.

     

    ...Lorsque l'été qui prolonge encore ses floraisons se fait bousculer par les bourrasques qui ont échevelé l'automne de l'érable...

    L'automne en 2 π r.

     

    1Km de rayon, c'est peu,  c'est court...Mais qui dit rayon, dit cercle et là, je me sens mieux ! 1km de rayon c'est, 2 π r,  arpenter l'automne sur une circonférence de 6, 28 km...sans compter les méandres, les zig-zag, les circonvolutions, les boucles -non, n’exagérons pas, les bouclettes ! 3,14 km2 de jeu automnal...

    J'ai découvert hier matin une sente ignorée jusque -là, à travers pré (labouré par les sangliers qui ont l'air eux aussi de se confiner dans un rayon d'un kilomètre... !)... Descendre par une sente, remonter par un sentier, tourner dans les méandres du petit bois...

     

    L'automne en 2 π r.

     

    Et si l'on joue avec la lumière, le moment de la journée, la grisaille ou le soleil,  on découvre le même monde, mais autre, changé, terni ou au contraire auréolé de lumière...

    Voici deux matins (oui, c'est le matin que le spectacle est le plus beau, que la lumière fait ce cadeau au couleurs du Gesvres, tout doré , tout transparent, tout pur...) que je m'émerveille devant les ors et les cuivres de la rivière.

     

    L'automne en 2 π r.

     

    L'automne en 2 π r.

     

    Contrastes...

    L'automne en 2 π r.

     

    "Oh ! Ma crème sur patte ! "s’exclame le baryton...Il faut lui pardonner, c'est la gourmandise qui parle, haut et fort, plus fort que la poésie !

     Car ce sont ces vaches- là qui fournissent, c'est vrai , une crème et un yaourt sans concurrence, vendu sur le marché local...Ce sont aussi ces vaches-là qui, au printemps et en automne, sont mes voisines de jardin...

    L'automne en 2 π r.

     

    Un cormoran pêcheur...J'ai raté de peu un autre pêcheur, le Martin qui vient juste de s'envoler...

    L'automne en 2 π r.

     

    L'automne en 2 π r.

    L'automne en 2 π r.

    L'automne en 2 π r.

     

    La flamme d'un cyprès-chauve en costume automnal 

    L'automne en 2 π r.

    L'automne en 2 π r.

     

    Foulque traversant le reflet d'un tronc...

    L'automne en 2 π r.

     

    "Tu pourrais presque dire que tu as passé le confinement au canada, remarque le Baryton !"

    L'automne en 2 π r.

    L'automne en 2 π r.

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  • Les bonnets du fusain

     

     

    ...Et pas n'importe quels bonnets ! Non pas les petits bonnets de laine de l'hiver, non, des bonnets à la pourpre automnale et cardinale, des bonnets d'évêque !

    C'est un petit fusain d'Europe, Euonymus europaeus, tout ce qu'il y a de plus indigène, planté au jardin il y a quelques années...en cadeau au  rouge-gorge, Titi, le  prince du jardin !

    Les bonnets du fusain

    C'est un discret, le fusain ; ses fleurs, petites et insignifiantes, passent inaperçues, mais...les pollinisateurs les adorent !

    Et puis, l'automne arrive et le fusain, endormi dans le bourdonnement des abeilles et bourdons, se réveille...ses feuilles se colorent dans des tons doux de jaune, orangé, violacé...Les fleurs , qui n'attendaient que cela, s'entrouvrent et nous offrent de miraculeux bonnets roses, gonflés comme des joues de bébé...

     

    Les bonnets du fusain

    C'est un tendre, le fusain, tendre dans la douceur, la rondeur, la nuance...

    Les bonnets du fusain

     

    Et puis, la tendresse devient acidulée : les bonnets roses s'entr'ouvrent et laissent voir de jolies graines recouvertes d'une pulpe orange vif, les arilles :  le fusain se met à oser les contrastes !

    Les bonnets du fusain

     

    Les arilles restent collées au fruit assez longtemps avant d'être dévorées par les oiseaux : Titi le rouge-gorge les adore !

    Les bonnets du fusain

     

    Un rayon de soleil et le fusain illumine de sa rose délicatesse une haie, un jardin, un fragment d'automne...

    Les bonnets du fusain

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  • Les visites se suivent sans se ressembler, heureusement parfois...

    Après l'intrusion balourde des petits cochons malappris (qui, pour l'instant, ne sont pas revenus),  voici deux demoiselles à l'allure pataude mais débonnaire de poules...

    Visiteuses...

     

    Pas vraiment dans mon jardin, mais dans le champ derrière.... (mais j'ai appris à mes dépends que du champ au jardin il n'y a qu'un pas, vite -et souvent- franchis ...)

    ...Dans le champ et somme toute assez loin, trop loin pour des photos de qualité,  (zoom maximum, recadrage maximum..hum !).

    mais c'est la première fois que je vois des poules faisanes se pavaner tranquillement juste derrière chez moi.

     

    Faisanes isiteuses...

    On peut voir quand même leur œil rouge et leur robe mouchetée...

     

    Vu leur air confiant et tranquille, je me demande si ce sont des sauvages sauvages ou de malheureux volatiles relâchés pour la joie des chasseurs... Elles, je veux bien que le jardin leur serve de refuge car ce sont des hôtes nettement plus fréquentables  que les vandales acariâtres des autres nuits !

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  • Je cohabite avec tous les animaux sauvages qui viennent faire de petites ou de plus longues visites dans mon jardin...C'est pour ça qu'il est "refuge LPO"..

    J'accueille les oiseaux, tous, même les pies ou les étourneaux, les insectes, tous,( enfin, les moustiques, j'essaie d'éviter...) les araignées, les papillons (ça, c'est facile !), les mulots et même les taupes , même  si parfois nous avons des mots...

    J'ai eu le jardin envahi par le troupeau de chèvres qui paissait dans la prairie derrière chez moi, et des arbres tonsurées par ces demoiselles  qui avaient franchi le fil électrifié (les chèvres, c'est...chèvre !), j'ai eu les cerises régulièrement mangées par les merles , je cohabite avec les pucerons, les escargots et les limaces (pas toujours facile !), au printemps, j'ai eu un gros trou creusé par des blaireaux qui ont fait une hécatombe dans un nid de bourdons enterré...

    Mais hier matin, je me réveille avec une très mauvaise surprise...

    Des visiteurs indésirables

     

    L'herbe avait été labourée, les fleurs de deux massifs déterrées, les dahlias piétinés...

    Des visiteurs indésirables

     

    Des sangliers, sans doute, les blaireaux n'auraient pas fait ces dégâts !

    Le jardin n'est séparé du champ derrière chez moi que par une haie naturelle, et deux fils de barbelés symboliques...La haie laisse des passages bien sûr !

    Appelé à la rescousse, le baryton m'a aidée a réparer, autant que faire se peut, les dégâts : pendant qu'il essayait de replacer les mottes d'herbe et de les tasser au râteau, j'ai essayé de sauver certaines des fleurs arrachées...Quant aux semis...je ne sais pas ce qu’il en restera...

    Après cette petite remise en à peu-près-forme, j'avais un peu plus le moral...mais voilà...hier soir, vers 23 h, nouveau remue-ménage ! Les vandales étaient de retour...cette fois, lampe électrique, percussions frénétiques avec une cuillère en bois sur un couvercle de métal ! re-labourage des deux massifs, avant une fuite quand même ponctuée de grognements pas contents !

    Ce matin, j'ai pu constater que mon jardin était le seul à avoir été visité. Mon marchand de légumes, au marché m'a dit que c'était parce que mon terrain était "riche", bio et sans doute plein de chouettes petits vers ! !...

    Cette fois, le baryton a essayé de boucher les trous de la haie avec des branchages, des morceaux de grillage de fortune ...Je ne sais pas si cela peut arrêter des sangliers déterminés !

     

    Je monte la garde jusqu'à 23 h, la lampe et la percussion à portée de mains...

    "Forcément, me dit le baryton, tu as une pancarte "refuge LPO", ils se sont dit que c'était "libre-service" !

     

    Je comprends bien qu'à force de réduire l'habitat des animaux sauvages, de bétonner ce qui autrefois était un bois ou un espace naturel, il ne reste pas assez de place pour la vie sauvage qui la prend là où elle la trouve...dans les jardins par exemple...

    Mais, sangliers et marcassins, si vous aviez un peu plus de savoir vivre quand vous vous invitez, la cohabitation serait un peu plus facile !

    Des visiteurs indésirables

     

     

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  • Des étoiles dans la grisaille

     

    Respirer, marcher, lire, m'imprégner des belles choses...c'est ma façon à moi de prendre soin de ma santé...Autant dire que dans la grisaille-pour ne pas dire la noirceur- ambiante, cela relève du parcours du combattant...

    Pourtant, regardez-les ! Ils n'ont jamais été si beaux, si fleuris, si exubérants ! Les petits dahlias en étoiles de l'orangé au carmin  , heureux de la douceur de l'air et de l'humidité, me font signe ...

    Des étoiles dans la grisaille

     

    Des étoiles dans la grisaille

     

    Des pluies, des bouffées, des bouquets d’étoiles au jardin ...

    Des étoiles dans la grisaille

    Des étoiles dans la grisaille

    Des étoiles dans la grisaille

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