• J'aime la diversité...je n'aime pas l'uniformisation, qu'elle soit de l'habitat, des paysages, des coutumes, de  la culture...ou des saisons...j'aime la géographie des climats.

    Depuis trois - quatre ans, l'hiver a disparu au profit d'un automne qui joue à saute-mouton et qui                                                                       atterrit directement dans la case "printemps", quand ce n'est pas celle de l'été.

    C'est pourquoi  j'essaie de retrouver la montagne et la neige huit petits jours,  pas pour les "sports d'hiver" mais pour l'hiver tout court...,  l'air sec qui  pique les joues, le crissement de la neige sous  les pas, la danse légère des flocons, le  blanc, le pur...

    j'aime les saisons, le changement subtil de l'endormissement, la splendeur de l'automne, l'attente des premières pousses, la torpeur de la nature en été...

    Ça, c'était "avant". A présent,  on s'achemine tout doucement vers deux saisons extrêmes : la saison des pluies et la saison sèche, une sorte d'avant-goût du climat tropical, gadoue ou sècheresse...

     

    Hiver, y es-tu ?

    Et là, tout à coup, dans la mouillasse qui dure, la  gadoue ambiante, hier...oui ! la neige ! Enfin la neige ! Oh, pas beaucoup, mais assez pour blanchir d'une fine couche la paysage transformé, le jardin ébahi . Elle  ne va pas tenir, me suis-je dit...Et bien si, vaillamment, tout ce qui n'est pas asphalte (!)  a gardé sa blancheur jusqu'au soir, refermant les volets sur le jardin encore presque blanc ! 

    Hiver, y es-tu ?

    Hiver, y es-tu ?

     Ce matin, le  froid de la nuit a préservé la fine couche de neige...Quand j'étais petite,  ma mère disait que si la  neige "tenait" un, deux jours, c'est qu'il allait reneiger. "La neige revient chercher la neige"...Je me prends  à espérer !

     

    Hiver, y es-tu ?

    Les plantes, qui n'ont pas vu cela depuis longtemps, ont des attitudes variées : les perce-neige devraient être les premiers à se réjouir, être en extase, depuis le  temps qu'ils l'attendaient, pour percer !

    Et bien non, les perce-neige, vexés de leur sortie prématurée (mais comment auraient-ils pu savoir, les pauvrets !) font la tête !

      Certains en ont perdu leurs clochettes, d'autres se sont couchés, comme vaincus par cette météo incompréhensible.

    Dame, c'est que c'est une chose, de darder vaillamment ses petits pousses  à travers la neige ; c'en est une autre de recevoir les flocons sur la tête !

     Les hellébores non plus ne sont pas enthousiastes et font plus que jamais le dos rond,

    mais quand le froid blanc arrive à se  glisser sous le parapluie...ça ne va plus !

    D'ailleurs, tout ce qui avait fleuri , sûr de soi, tous pétales dehors,

    rentre un peu dans sa coquille, les narcisses, les  primevères trop audacieuses,

    les  fleurs de l'azalée (quelle idée aussi, un azalée fleuri en janvier !)...                                                                                                                                                                                                                                                   

    Hiver, y es-tu ?

      Tout ce qui porte graines ou épines, par contre se transforme, avec le sourire, en fantaisie  ...les sedums, le houx, le pin, l'amour en cage...

    Hiver, y es-tu ?

    Hiver, y es-tu ?

    Hiver, y es-tu ?

            

       Le mahonia, prêt à fleurir, exhibe fièrement et sans souffrir, ses fleurs de neige...

    Hiver, y es-tu ? 

     

    Et les oiseaux ?    

    Les oiseaux ont senti la neige arriver et se font plus fébriles autour des mangeoires...

     

    Hiver, y es-tu ?

    "Mais comment vais-je faire pour me baigner là-dedans" ?      

     

    Hiver, y es-tu ?

    Cette petite pinsonne est trop jeune pour avoir connu la neige..."Qu'est-ce que c'est que ça ???   "                                                                                                                                                                                                                                                                                                 

    Hiver, y es-tu ?

    Celle-ci n'en a pas l'appétit coupé pour autant !   

     

    Hiver, y es-tu ?

    Un pompon de neige au bec du chardonneret...Joli,  non ?         

     

    Hiver, y es-tu ?

        

    Partager via Gmail Yahoo!

    21 commentaires
  • Au jardin, scènes à la pataugeoire... j'ai

    J'ai  été alertée par un petit fouillis de gazouillis devant la fenêtre de la cuisine, un gazouillis fluide ...les mésanges à longue-queue bien sûr !

    Elles se déplacent toujours en famille et se font remarquer par leur bavardage..

    Elles étaient dans le pin, sautillant d'une branche à l'autre, d'une pomme de pin à l'autre...

    J'aime ce petit oiseau élégant et gracieux et j'aime leurs visites babillardes.

     

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

    L'une d'elles a décidé de tenter un petit bain, suivie bientôt par une petite sœur hésitante...

     

    ...puis par toute la famille  ! Je n'avais jamais vu autant de petites longues queues patauger ! Il est vrai que l'abreuvoir-pataugeoire ne le cède en rien à une vraie piscine pour le confort des petits... Comme il est toujours posé de travers sur sa souche fatiguée, , la profondeur de l'eau varie d'un côté à l'autre... les peureux ont toujours pied !

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

     

    Et puis, le bain a attiré...

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

    ...un petit bonhomme que je n'ai encore jamais vu dans la piscine ! Un pouillot véloce...suivi par toute la famille pouillot !

     

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

    "heu ! Tu es sûr que vous voulez venir avec nous" ?

     

    Les présentations faites, tout le monde s'est ébattu en bonne harmonie.

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

    C'est vrai que, qui voudrait s'en prendre à ce petit poussin  toujours en mouvement, mais très sage dans le bain  , pas une pacifique mésange à longue queue, en tout cas ...l

    Elles sont vraiment douces et placides, les petites chamoisées !

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

     

    Ces ébats inhabituels ont attiré l'attention de la chipie de service ! Une petite bleue est venue observer ce qui se passait...Allait-elle essayer de chasser les intrus ? Non, ils étaient sans doute trop nombreux, elle a préféré abandonner la partie !

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

     

    Un petit bain qui a duré un bon moment, certains se prenant pour Bouddha (Vous avez déjà vu Bouddha au bain ?), Bouddha ou un phoque, au choix...d'autres observant...

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

     

    Et peu à peu, à mon grand regret, la petite troupe s’est éparpillée...

    Au jardin, scènes à la pataugeoire...

    Partager via Gmail Yahoo!

    28 commentaires
  • En mode confinement - 3

     

    Aujourd'hui, avant un autre envoi de fleurs, voici un peu de la vie ailée du jardin.

    Les  humains sont enfermés, la nature respire...

    Cette branche appartient au "pin des oiseaux", auquel j'accroche mes mangeoires. mais les beaux jours sont là et le restaurant des ailes est fermé depuis trois semaines : la construction des nids commence et les oiseaux doivent partir à la recherche d’insectes pour nourrir leurs jeunes.

    Plus de graines, mais je n'oublie pas mes amis ailés pour autant : en ce moment, je donne un coup de pouce à la construction des nids, celle des matelas, plus particulièrement.

    Tous les ans, le "pin des oiseaux" prête ses branches à l'accrochage de laine,...et les cardeuses s'en donnent à cœur joie...

     

    La mésange bleue tricoteuse

    C 'était le 7 avril 2018...

     

    Cette année, voilà déjà deux fois que je fournis de la laine et cette fois, alors qu'habituellement, c'est la femelle qui carde, ...

    En mode confinement - 3

     

    ...j'ai surpris le couple en train de s'entraider : l'une passe à l'autre des petits pelotons de laine...

    En mode confinement - 3

    En mode confinement - 3

     

    Je n'ai pas surpris la charbonnière en train de tricoter...

    En mode confinement - 3

    ...mais en train de manger une graine qu'elle est allée chercher dans la monnaie du pape...

    Et vu la largeur de sa cravate, je panse qu'il s'agit du mâle, et...les mâles ne tricotent pas , du moins chez les oiseaux...!

    En mode confinement - 3

    En mode confinement - 3

     

    Lui, par contre, j'aimerais bien savoir ce qu'il trafique : il a cherché, avec beaucoup d'insistance, à entrer dans le nichoir des mésanges bleues, au-dessus de lui...!  Un étourneau bigleux ? Parce qu'enfin, un trou d'envol de 28 mm, c'est un peu étroit, non ?  De loin, je l'ai d'abord pris pour un merle et c'était un drôle  de comportement pour un merle...jusqu’à ce que je voie briller les plumes de son plastron, en plumage nuptial...

    En mode confinement - 3

     

    En mode confinement - 3

    Partager via Gmail Yahoo!

    17 commentaires
  • Cet automne prolongé qui ne s'est jamais transformé en hiver par ici n'a amené que peu d'espèces d'oiseaux au jardin.

    Les plus nombreuses sont les mésanges bleues qui , à elles seules, font l'animation ! Infatigables, effrontées, rigolotes avec leur bouille  bridée, acrobates, c'est fou ce qu'elles mangent ! Elles sont partout : aux boules de graisse, aux cacahuètes, au tournesol, aux petites miettes diverses et variées, aux insectes qui sortent encore, à ma "pâtée maison" faite de saindoux, farine de  maïs et graines pour oiseaux du ciel qui garnit la bûche à trous !

    La volière dans le jardin

    Acrobates mais aussi intrépides : l'an dernier, l'une d'elles a réussi à ouvrir ma trémie de cacahuètes, à se fourrer à l'intérieur et...n'a jamais pu ressortir, je l'ai retrouvée morte ; j'en étais toute retournée!

    Un autre danger les guette : les filets des boules de graisse : elles peuvent s'entortiller une patte dedans et... Cela n'est jamais arrivé chez moi, mais maintenant,

    je mets les boules (sans huile de palme, au saindoux, achetées à la LPO) dans un distributeur : c'est plus prudent !

    (photo empruntée sur internet)

    Aucune description de photo disponible.

     

    La volière dans le jardin

      Moins nombreuses cette année, les mésanges charbonnières sont quand même régulièrement présentes...

    La volière dans le jardin

    La volière dans le jardin

     

    Cette année, pas de  troupes piaillantes et querelleuses de chardonnerets, verdiers, pinsons...

    Ils ont présents, certes, mais si peu nombreux que j'en regrette leurs  bruyantes querelles !

    La volière dans le jardin

    chardonneret élégant

    La volière dans le jardin

    verdier mâle

    Depuis deux semaines, la neige qui est tombée partout sauf ici (!!!) nous a amené un arrivage de pinsons des arbres ! Mais hélas, je crois cette année que je peux faire mon deuil des petits migrateurs : tarins des aulnes et pinsons du nord !

     

    Ils deviennent beau, d'ailleurs, les pinsons des arbres ! Les mâles commencent à revêtir un habit nuptial plus vif, plus fringant !

    La volière dans le jardin

    La volière dans le jardin

    Le nid des pinsons n'est pas construit dans un creux d'arbres...la discrétion s'impose donc pour la femelle qui couve...Pourtant, je la trouve d'une très grand élégance, la petite pinsonne !

    La volière dans le jardin

     

    Cette année, le prince du jardin, Titi le rouge-gorge , s'énerve moins : il y a moins de monde ! C'est qu'il n'aime pas le remue-ménage sur son territoire,Titi !

    La volière dans le jardin

    La volière dans le jardin

     

     Toujours discret, l'accenteur mouchet, à l'élégante robe striée de velours brun et au mantelet de cendre, déteste être pris pour un de ces piaillards de moineaux !

    La volière dans le jardin

     

    Ma bûche à trous a toujours un immense succès, surtout auprès des pics-épeiche ! Des ? Oui, j'en ai souvent deux ensemble ! Alors ? Un couple ? Le mâle a,sur la nuque, une belle tache rouge , que la femelle n'a pas...En regardant bien mes pics, je me suis rendu compte que l'un a une belle nuque rouge , en effet, le second n'a rien...Fort bien, me suis-je dit, le mâle et la femelle...mais, mais...que vois-je ? Un autre pic épeiche avec , sur la nuque, une minuscule tache rouge...Un jeune mâle pas encore fini ? Une femelle en mal de parité et d'égalité des sexes (version MLF chez les pics épeiche) ? Bizarre, cette tache qui en est à peine une ! (Et puis, j'ai beau le leur demander bien gentiment, mes visiteurs ne me montrent pas toujours leur nuque !!!

    La volière dans le jardin

    La volière dans le jardin

    Par contre, ils montrent volontiers le rouge flamboyant de l'intérieur de leur queue, et...vous avez vu la technique, pour se stabiliser quand ils s'accrochent  ?

    Là, à coup sûr, c'est une femelle :

    La volière dans le jardin

    Et, en gros plan, la nuque du mâle :

    La volière dans le jardin

    Je n'ai pas immortalisé la nuque du troisième larron ! Les trois adorent la bûche à trous...

    Sur le même principe, un copain a eu la grande gentillesse de me faire une trémie à cacahuètes, dans une bûche creusée : le devant est en grillage, le toit cache le trou de remplissage qui se ferme (pour éviter les accidents !)

    Et puis...deux tous à graisse au dos en font une mangeoire double-fonction ! Merci Robert !!!

    La volière dans le jardin

    La volière dans le jardin

     Et sitôt posée...sitôt adoptée !

    La volière dans le jardin

    Le modèle se trouve dans ce petit livre que je vous ai présenté :

    je nourris les oiseaux en hiver

     

    Et surtout, surtout, n'oubliez pas de donner de l'eau aux oiseaux !!!

    La volière dans le jardin

    Partager via Gmail Yahoo!

    20 commentaires
  • Beaucoup se plaignent de voir moins d'oiseaux dans leur jardin.

    Il n'a pas fait vraiment froid...Je me dis que c'est peut-être pour ça que le jardin reçoit moins de visites que les autres années.

    Comptez les oiseaux du jardin !

    mésanges bleues

     

    Chez moi, c'est relatif : ça virevolte allègrement dans tous les sens aux mangeoires, mais si l'on excepte les incontournables mésanges bleues et charbonnières,le nombre de visiteurs par espèce a diminué jusqu'à présent : je vois un couple  de verdiers , un chardonneret, alors qu'habituellement, ces deux -là sont omniprésents en nombre au jardin, aux mangeoires.

     

    Comptez les oiseaux du jardin !

    Comptez les oiseaux du jardin !

    chardonneret élégant                                                                                                pinson des arbres mâle

    Peu de pinsons des arbres aussi, par rapport aux autres années...

    Peu de merles (mais où sont-ils passés ?) mais une petite grive musicienne qui m'a , l'autre soir, régalée d'un des premiers concerts de l’année !

    Comptez les oiseaux du jardin !

    grive musicienne

    Fin décembre, une visiteuse d'une journée qui a fait le plein de graines de tournesol dans l'air tout gris, avant de disparaître : une mésange nonnette !

    Comptez les oiseaux du jardin !

    Comptez les oiseaux du jardin !

     mésange nonnette

     

    Ceux que je guette, car ils font le spectacle à eux seuls, ce sont les deux pics épeiche (car ils sont deux !) qui viennent plusieurs fouis par jour à la bûche creusée et...aux cacahuètes !

    Comptez les oiseaux du jardin !

    Comptez les oiseaux du jardin !

    pics épeiche

     

     Ne pas oublier les étourneaux, pies, tourterelles turques, ramiers...!

    Comptez les oiseaux du jardin !

    pie bavarde

    Comptez les oiseaux du jardin !

    pigeon ramier

     

    Pas encore de migrateurs : pinsons du nord, tarins des aulnes, gros-bec...les tarins et pinsons du nord arrivent généralement plus tard, alors, je ne désespère pas encore !

    L'an dernier, j'avais vu le gros bec pour la première fois,  mais je rêve de le revoir...

     

    Mais il ne faut pas se voiler la face, les oiseaux sont en voie de disparition progressive..On devrait en frémir...

    Le week-end prochain, les 26 et 27 janvier, la LPO propose, comme tous les ans le comptage des oiseaux de votre jardin : vous choisissez une heure (à votre convenance ) pendant ce week-end, et vous comptez, pendant cette heure, les oiseaux posés dans votre jardin (pas les oiseaux en vol, sauf  si c'est par exemple un épervier qui chasse) pour ne pas risquer de compter deux fois le même oiseau. (Ce peut être aussi votre balcon, un jardin public ou le jardin d'un ami...)

    De la même façon, si vous comptez trois mésanges, ensemble, puis , un quart d'heure plus tard, cinq mésanges, vous devez n'en mentionner que cinq (il y a de fortes chances pour que les trois déjà comptées se retrouvent là )

    Une fois les oiseaux comptés, vous adressez votre bilan à la LPO :

    Comptage des oiseaux des jardins

    Pour vous entraîner, voici un petit test édité par la LPO :

    Comptez les oiseaux du jardin !

     

     Franchement, le n° 3, je ne l'ai jamais vu au jardin, seulement au printemps dans le bocage...Mais cela dépend peut-être des régions...

    Voici les réponses, pour que vous puissiez vous entrainer si vous avez des doutes !

     

    1 - Pinson des arbres (Fringilla coelebs) -
    2 - Geai des chênes (Garrulus glandarius) -
    3 - Linotte mélodieuse (Linaria cannabina) -
    4 - Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) -
    5 - Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) -               
    6 - Grive mauvis (Turdus iliacus) -
    7 - Accenteur mouchet (Prunella modularis) -
    8 - Verdier d'Europe (Chloris chloris) -                                                                                
    9 - Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes) -

     Alors, à vos jumelles !!!

    Partager via Gmail Yahoo!

    26 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique