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    L'envol de la bondrée apivore

     

    Jean-François a posé précautionneusement le carton au milieu du pré, et ouvre doucement le couvercle...hier, il m' laissé un message : dermain vers 12h, je relâche une bondrée apivore. Peux-tu faire une vidéo ou des photos ?

    Nous sommes quatre, l’œil rivé sur le carton qu'il vient de sortir de la voiture...C'est un joli moment...

    En septembre dernier, c'est lui, bénévole de la LPO, qui a récupéré l'oiseau, blessé, sans doute percuté par une voiture et qui l'a transporté au Centre vétérinaire de la faune sauvage à Nantes.

    L'oiseau est guéri, mais c'est un migrateur qui ne passe pas l'hiver ici. Pas question de le relâcher dans la nature avant le printemps ! Le centre de soins l'a donc gardé tout l'hiver...

    Les bondrées n'arrivent en général que fin mai, se nourrissent principalement de guêpes, boudons.(y compris les frelons asiatiques)..et surtout des larves de ces insectes. Elle attrapent les guêpes aussi bien dans les essaims à l'air libre que dans le sol.

    Elles creusent la terre avec leur bec recourbé et leurs serres jusqu'à 40 cm de profondeur !

    Quand le nid est trouvé, la bondrée déchire les rayons pour en extraire les larves et les nymphes, mais elle consomme aussi des insectes adultes...sans se faire piquer, car...la peau autour de la base du bec et près des yeux est protégée par de courtes plumes raides ressemblant à des écailles. Les narines sont étroites, comme des fentes, afin d'éviter la pénétration des insectes  mais aussi de la terre et de la cire ! Elle peut consommer aussi de petits batraciens, des chenilles, des sauterelles, des œufs..quand les essaims ne sont pas encore assez développés.

    Les bondrées, je l'ai dit, arrivent vers la fin du mois de mai. N'est-ce pas trop tôt pour relâcher leur pensionnaire? Les soigneurs du centre ont eu le problème avec un loriot, pensionnaire du centre depuis l'été dernier...Les loriots arrivent tard et les soigneurs ont préféré attendre encore un peu pour relâcher celui-là, attendre que les feuilles soient un peu plus grandes, les arbres plus fournis, les congénères sur le point d'arriver...Il y a trois jours, le loriot est mort....

    La bondrée, nourrie cet hiver au Centre de teignes de ruche, poussins, vers de farine,  donnait des signes d'impatience, de déprime même,  elle s'agitait......Il a donc été décidé de la relâcher ce vendredi...Elle trouvera facilement de la nourriture...c'est une juvénile qui devra patienter un peu l'arrivée des migrateurs, mais rien ne la menacera, sauf peut-être quelques chamailleries de la part des étourneaux et des hirondelles...!

     

    ...ouverture du carton !

     

    L'envol de la bondrée apivore

     

    Elle apparaît, magnifique, pas apeurée du tout et nous fait l'honneur se se percher sur le bord du carton pour prendre ses repères et pour que nous puissions l'admirer. Il n’est pas donné tous les jours d’observer un rapace d'aussi près !

     

    L'envol de la bondrée apivore


     Sa silhouette est élégante, sa tête, petite, gris-blanc taché de brun,  ressemble un peu à celle du pigeon (avec un  bec crochu !). Son plumage est brun taché de blanc, ses serres s'agrippent au bord du carton.

    C'est une jeune : elle a encore du jaune autour du bec, des plumes blanches plus nombreuses que chez l'adulte et l'iris de son œil n'est pas doré comme chez l'adulte...

     

    L'envol de la bondrée apivore

     

    Brusquement, c'est l'envol ! Nous sommes émus, car elle n'a pas vraiment volé depuis des mois !

     

    L'envol de la bondrée apivore

     

    Ses ailes sont étroites et effilées et sa queue large barrée de trois bandes noires dont une large terminale.

     

    L'envol de la bondrée apivore

     

    Son plumage ressemble à celui de la buse variable, elle vole un peu comme elle en faisant des cercles sans battements d'ailes, mais la bondrée est plus fine, sa queue est plus longue, ses yeux sont dorés, ses narines étroites...

     

    Nous cherchons des yeux notre blessée-guérie... Elle s'est perchée au loin sur un arbre, peut-être pour se reposer un peu après ce vol d'essai...Puis, au bout d'un moment, elle s'envole à  nouveau, revient un peu dans notre direction...pour se perdre enfin au loin au-dessus des arbres... Adieu, la Belle, et bonne chance !

     

    L'envol de la bondrée apivore

     

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  • C'était en fin de balade, le jour du tarier pâtre et du cisticole des joncs... il était là, immobile sans l'être, en apesanteur, comme suspendu à un fil, comme savent si bien être suspendus les faucons crècerelle...

    Le vol  du Saint-Esprit

     

    Un équilibriste sur un fil...d'air ! Un équilibre parfait , maintenu par des battements d'ailes rapides, ou au contraire, dans une immobilité fascinante, par l’opération du ...saint Esprit !

    Le vol  du Saint-Esprit

     

    Il faut être faucon crècerelle pour tenir ainsi un affût, pendant de longues minutes,  perché sur du rien, perché sur l'air !

    Celui-ci est bien resté plus de dix minutes, sur un point fixe invisible, indifférent à notre présence, indifférent à ce qui n'était pas son guet patient au-dessus du rivage.

    Le vol  du Saint-Esprit

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  • Une rencontre au sommet...le gypaète barbu !

     

    Au sommet, oui, car il s'agit des Alpes et même si ce n'est pas tout à fait le sommet, ce n'en est plus très très loin...!

    Dans cette vallée de Haute-Maurienne, où je viens de respirer, admirer, marcher, m'émerveiller pendant trois semaines, j'ai rencontré le seigneur Gypaète !

    Le seigneur, car c'est la plus grand rapace d’Europe, avec une envergure pouvant atteindre trois mètres ! Il est même plus grand que le roi des airs, l'aigle royal...

    il avait disparu de France au début du XX ème siècle, victime de la chasse...

    Pourtant, que peut-on lui reprocher ? Il mange...les os, qu'il laisse tomber sur les pierres pour les réduire en petits morceaux...C'est un vautour qui nettoie la montagne...Futé, il suit les loups pour les ...débarrasser des os de leurs proies...

     

    Celui-ci est un juvénile, reconnaissable à sa couleur sombre, qui a tourné un bon moment... c'est le fils d'un des deux couples de Haute-Maurienne...Les gardes du parc de la Vanoise , qui les connaissent bien leur ont même donné des noms... le mâle du couple installé depuis longtemps, c'est "Nono Bob" !

    Une rencontre au sommet...le gypaète barbu !

     

    Une rencontre au sommet...le gypaète barbu !

    A lire ou relire, cet article consacré au gypaète barbu

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  • C'était au retour de cette randonnée...

    (Eh oui, on s'assied souvent par terre et à cette saison...c'est humide !!!)

    Pyrénées entre printemps et hiver - 3 - la majesté du Milan royal !

     

    Pyrénées entre printemps et hiver - 3 - la majesté du Milan royal !

    Nous redescendions vers la voiture, garée tout près d'un petit hameau

     

     C'est là que nous l'avons vu, tourner et retourner au dessus des arbres et des prés, tout près des bâtiments....le Milan royal, mon rapace préféré !

    Pyrénées entre printemps et hiver - 3 - la majesté du Milan royal !

    Oh, ce n'est pas le seul que nous ayons vu, mais celui-là était assez près, un peu au-dessous de nous et il est resté très longtemps, à tourner, retourner, décrire ses cercles de chasseur...

     

    Nous sommes restés longtemps à admirer ses longues ailes coudées, élégamment tachées  e blanc...

    Pyrénées entre printemps et hiver - 3 - la majesté du Milan royal !

    Pyrénées entre printemps et hiver - 3 - la majesté du Milan royal !

    ...sa queue échancrée
    ...le dessus de son dos et de ses ailes fauve moucheté, le dessus de sa queue saumoné...sa tête grise au bec jaune...

    Pyrénées entre printemps et hiver - 3 - la majesté du Milan royal !

     

    Pyrénées entre printemps et hiver - 3 - la majesté du Milan royal !

    Plusieurs fois, il a rasé les bâtiments, attrapant (ou essayant d’attraper) quelque chose au ras de l'herbe...

    Une merveille, je vous dis !

     

    Pyrénées entre printemps et hiver - 3 - la majesté du Milan royal !

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  • " C'est dimanche, jour du petit poulet au pot" a dû penser l'épervier!

    Pour la seconde fois hier, il a fait un atterrissage remarqué sur le pin devant mes fenêtres ! 

     Quand un chat s'approche, les oiseaux s'envolent mollement quelques mètres plus haut et observent l'intrus...

    Quand l'alerte est donnée pour un danger indéterminé, ils s'éparpillent dans toutes les directions sur les arbres aux alentours, le temps de se rendre compte...

    Mais quand je les vois partir précipitemment en ligne droite, tous dans la même direction, je sais que c'est l'épervier. Brusquement, plus une aile ne bouge , les arbres sont vides...

    Mais cette fois, il a fait le tour du pin, surprenant à rebours une petite mésange bleue! J' ai eu peur! Il l'a poursuivie autour du pin, mais plus petite, elle a réussi à passer à travers des branches et à lui échapper! Ouf!..

    Comme toujours, il est resté un peu là, tout déconfit..

     

    29 janv.2012 (5)

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