•  Je l'appelais "le pin"...C'était un cyprès de Lambert...

    Sur la côte entre Pornic et Préfailles, il montait une garde solitaire, servait d'amer aux matins,  à la merci des tempêtes.....Il y a perdu quelques plumes au fil des ans, au fil des vents méchants...

    photo prise en 2009

     

    Hier, je suis allée par là-bas, et comme toujours,  je l'ai salué, j'ai admiré sa prestance...hélas, hier soir, cette nuit, une mauvaise tempête a soufflé...Cette fois, la vaillante sentinelle a été vaincue.."Oh non" ! me suis-je écriée !

    Framboise,

    sur place, à Pornic , vient gentiment de  me prêter une de ses photos qui me fend le cœur...

    Le cyprès de Lambert

    J'ai beaucoup de peine...c'est un arbre, ce n’est qu'un arbre,  et j'ai beaucoup de peine...

    En 2009, j'avais écrit sur lui :

    "Tout près de la mer aux reflets de métal, se dresse un pin,  droit et solitaire.
    A la merci des fureurs venues de l'océan, il regarde  passer les gens, il voit passer les vents.
    Lorsqu'il faisait beau, nous déjeunions parfois à la paillote blottie dans une anse, au ras de  l'eau et nous remontions ensuite le sentier des douaniers qui passe tout près du pin.
    Combien de fois, surpris par une pluie cinglante, nous sommes-nous blottis, frileux et rieurs, sous son parasol devenu parapluie.Ses longues branches toujours vertes étaient un abri idéal.
    Mais au fil du temps, au fil des vents, les tempêtes l'amputent de ses ailes protectrices, rognent ses bras charitables...
    Comme un ami que l'on voit tout doucement vieillir, je le salue affectueusement à chaque promenade.
    Mais un ami que l'on voit vieillir reste toujours à notre regard l'ami que l'on connait, éternel et fidèle à l'image que l'on a de lui...
    Le pin n'abrite plus beaucoup de la pluie, il a perdu une grande partie de son ombelle, mais mon coeur guette toujours son apparition, solitaire et amicale, au coude du sentier des douaniers"

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  • Si je vous dis : "qu'est-ce donc "?

    Cohabitation

     

    Une grille, un filet ?...Oui, un peu...c'est ma belle Froufrou qui s'est laissé prendre au piège de l'amour et s'est fait mettre en cage...

    Plus prosaïquement, c'est l'hellébore Froufrou qui se cache derrière la burqa de l'amour en cage, c'est la cohabitation en cette fin février au jardin, entre les fleurs qui arrivent et celles qui s'en vont...

    Il s'en va en beauté, l'amour en cage ! Il s'est transformé en dentelle...

    Cohabitation

    Cohabitation

    Comble du raffinement, ce petit point rouge au cœur du cœur !

    On peut avoir un petit cœur ou un grand cœur, c'est selon...

    Cohabitation

    Cohabitation

     

    Les hellébores, qui sont enfin toutes d'accord pour fleurir, se sont laissé prendre dans les rets de ces belles dentelles de l'amour...

    Cohabitation

    Ffroufrou, bien sûr, la plus romantique...

    Cohabitation

    Cohabitation

     

    ...mais aussi les deux timides simplettes

    Cohabitation

    Cohabitation

    ...et la belle du Vieux Clos qui a enfin daigné ouvrir les yeux...

    Cohabitation

    Cohabitation

    Cohabitation entre belles de l’automne et belles du printemps...

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  • C'est un matin comme on n'en a plus fait depuis des semaines, englués que nous étions dans la  pluie ou la grisaille automno-hivernales !

    Trois jours d'aube givrée et de lumière, enfin !

    La lumière, elle m'avait fait revivre, la veille, au bord de l'Erdre ! J'y suis retournée avec l'appareil-photo !

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Oh, il y a du monde ce matin-là ! Il y a ceux qui courent, plus bardés d'instruments technologiques que la fusée Ariane, il y a ceux qui trottinent en ahanant, ceux qui ne voient rien, n'entendent rien, autistes dans leur monde sonore, les écouteurs aux oreilles (pourtant, Dieu sait qu'ils chantent, les oiseaux, en ce matin lumineux !), ceux qui marchent d'un pas de randonneurs, à un ou à deux, ceux qui profitent du prétexte de la balade pour se raconter les dernières nouvelles, ceux qui flânent, qui regardent (pas nombreux, ceux-là !), ceux qui , les yeux à l'horizontale et le souffle sportif, s'annoncent de loin dans le cliquetis de leurs bâtons de "marche nordique", souvent en groupe, et dont il vaut mieux laisser passer la troupe ferraillante ; il y a aussi les familles qui se traînent au gré des poussettes, trottinettes et vélos d'enfants, il y a les cyclistes...

    Il y a aussi ceux qui font sécher leur linge , profitant du rayon de soleil...

    Brume et soleil sur l'Erdre

     

    C'est qu'ils n'ont pas la chance des canards, les cormorans : pas de glande lubrifiante pour imperméabiliser le plumage...alors, on fait comme on peut, on met les ailes à sécher, en prenant des poses de Christ en croix..

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    "Tiens, on dirait que j'ai perdu mon auréole !..."

     

    Brume et soleil sur l'Erdre

     

    Il y avait tout cela au bord de l'Erdre, à part les familles pas encore opérationnelles de si matin...Et puis, il y avait la lumièrre, la brume au soleil mêlée, un paysage en noir et blanc, un peu fantôme...

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

     

     Sur l'eau, il y a aussi ceux qui se laissent glisser sur la mer de brume...

    Brume et soleil sur l'Erdre

     ...plus ou moins calmement et dont la silhouette apparaît et disparaît au gré des arbres de la rive...

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre 

    ...sous les silhouettes impassibles des bateaux et des châteaux...

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    La brume hésite et ouate la lumière,

    le soleil joue avec les gouttelettes

    à la pointe des rames...

    enlace les cœurs de la grille au bord du chemin...

     

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

    Brume et soleil sur l'Erdre

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  • Il n'y avait rien, rien du tout, et puis, miraculeusement, avec la lumière plus vive, on voit pointer les bouts de nez des bulbes...Narcisses, tulipes et même les futures colchiques de l’automne prochain !

    Renaissance, longévité...

    Renaissance, longévité...

    Renaissance, longévité...

     

     Chez les plantes, c'est impressionnant, cette faculté de renaître de ce qui semble la mort hivernale... Chez les hellébores, depuis la fin de l’été, plus rien , même plus de feuilles et puis...un petit bouton semble sortir de terre, une tige, la fleur hésite, une feuille se hisse hors du sol...et voilà l'hellébore sortie de terre, chacune à son rythme mystérieux, Froufrou est fleurie depuis un mois, le Vieux clos se décide à ouvrir ses boutons, et la petite toute simple fait timidement son entrée en scène... ! (Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand)

    Renaissance, longévité...

     

    Renaissance, longévité... 

     

    Renaissance, longévité...

    Renaissance, longévité...

    Renaissance, longévité...

     

    Ici et là, une fleur s'ouvre, quelques violettes, les premières primevères, une fleur de jacinthe, la sauvage ficaire (qui va bientôt envahir le jardin et repartir comme elle est venue, se faisant oublier jusqu'au printemps prochain.)

    Renaissance, longévité...

    Renaissance, longévité...

    Renaissance, longévité...

    Renaissance, longévité...

    Renaissance, longévité...

     

     On se s'interroge pas, on ne s'émerveille pas assez devant cette faculté de renaître, de revivre...le numéro de février-mars de  la Salamandre consacre un grand dossier à ces "secrets de longévité", chez les plantes, mais aussi chez les espèces animales...

    4850 ans !!! Qui dit plus vieux ? C'est l'âge approximatif du plus vieil arbre  vivant de la planète (si l'on excepte la catégorie des clones)

    Renaissance, longévité...

     Comment font donc certaines espèces pour défier, voire repousser la mort ?

     

     Renaissance, longévité...

    La méduse  Turritopsis dohrnii retombe en enfance quand ça l'arrange...

     L'hydre des étangs est capable de régénérer chaque partie de son corps en cas de blessure...

    Comme le phœnix, la bactérie Deinococcus radiodurans  peut renaître de ses cendres grâce à un système très perfectionné de réparation de l'ADN ! Une vraie teigne, celle-là !

    Renaissance, longévité...

     Les éphémères endossent successivement plusieurs identités..etc etc...Ce dossier de 26 pages est passionnant.

    Mais ce numéro contient aussi , sous le titre "maxi pif et gros bidon", six pages sur le gros-bec casse-noyaux avec les très beaux dessins de Sylvain Leparoux...

    Renaissance, longévité...

     ...le top 10 des essences d'arbres à planter, les oiseaux d'eau que l'on trouve sur les lacs...

    Renaissance, longévité...

    ...des photographies toutes douces des perce-neige, des aquarelles sur la ligne bleue des Vosges (car cette revue est intéressante mais...belle aussi et fait appel à de nombreux artistes, peintres, photographes, dessinateurs...et puis et puis...tout le reste !

    Pour y aller voir, c'est ici !

     

    Je rappelle que pour tout abonnement d'un an à la revue la Salamandre (pour les grands), la Salamandre junior (8-12 ans),  ou la petite salamandre (4-8 ans), les lecteurs de mon blog bénéficient d'un numéro supplémentaire gratuit, avec le code CAPU18

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  • Cet automne prolongé qui ne s'est jamais transformé en hiver par ici n'a amené que peu d'espèces d'oiseaux au jardin.

    Les plus nombreuses sont les mésanges bleues qui , à elles seules, font l'animation ! Infatigables, effrontées, rigolotes avec leur bouille  bridée, acrobates, c'est fou ce qu'elles mangent ! Elles sont partout : aux boules de graisse, aux cacahuètes, au tournesol, aux petites miettes diverses et variées, aux insectes qui sortent encore, à ma "pâtée maison" faite de saindoux, farine de  maïs et graines pour oiseaux du ciel qui garnit la bûche à trous !

    La volière dans le jardin

    Acrobates mais aussi intrépides : l'an dernier, l'une d'elles a réussi à ouvrir ma trémie de cacahuètes, à se fourrer à l'intérieur et...n'a jamais pu ressortir, je l'ai retrouvée morte ; j'en étais toute retournée!

    Un autre danger les guette : les filets des boules de graisse : elles peuvent s'entortiller une patte dedans et... Cela n'est jamais arrivé chez moi, mais maintenant,

    je mets les boules (sans huile de palme, au saindoux, achetées à la LPO) dans un distributeur : c'est plus prudent !

    (photo empruntée sur internet)

    Aucune description de photo disponible.

     

    La volière dans le jardin

      Moins nombreuses cette année, les mésanges charbonnières sont quand même régulièrement présentes...

    La volière dans le jardin

    La volière dans le jardin

     

    Cette année, pas de  troupes piaillantes et querelleuses de chardonnerets, verdiers, pinsons...

    Ils ont présents, certes, mais si peu nombreux que j'en regrette leurs  bruyantes querelles !

    La volière dans le jardin

    chardonneret élégant

    La volière dans le jardin

    verdier mâle

    Depuis deux semaines, la neige qui est tombée partout sauf ici (!!!) nous a amené un arrivage de pinsons des arbres ! Mais hélas, je crois cette année que je peux faire mon deuil des petits migrateurs : tarins des aulnes et pinsons du nord !

     

    Ils deviennent beau, d'ailleurs, les pinsons des arbres ! Les mâles commencent à revêtir un habit nuptial plus vif, plus fringant !

    La volière dans le jardin

    La volière dans le jardin

    Le nid des pinsons n'est pas construit dans un creux d'arbres...la discrétion s'impose donc pour la femelle qui couve...Pourtant, je la trouve d'une très grand élégance, la petite pinsonne !

    La volière dans le jardin

     

    Cette année, le prince du jardin, Titi le rouge-gorge , s'énerve moins : il y a moins de monde ! C'est qu'il n'aime pas le remue-ménage sur son territoire,Titi !

    La volière dans le jardin

    La volière dans le jardin

     

     Toujours discret, l'accenteur mouchet, à l'élégante robe striée de velours brun et au mantelet de cendre, déteste être pris pour un de ces piaillards de moineaux !

    La volière dans le jardin

     

    Ma bûche à trous a toujours un immense succès, surtout auprès des pics-épeiche ! Des ? Oui, j'en ai souvent deux ensemble ! Alors ? Un couple ? Le mâle a,sur la nuque, une belle tache rouge , que la femelle n'a pas...En regardant bien mes pics, je me suis rendu compte que l'un a une belle nuque rouge , en effet, le second n'a rien...Fort bien, me suis-je dit, le mâle et la femelle...mais, mais...que vois-je ? Un autre pic épeiche avec , sur la nuque, une minuscule tache rouge...Un jeune mâle pas encore fini ? Une femelle en mal de parité et d'égalité des sexes (version MLF chez les pics épeiche) ? Bizarre, cette tache qui en est à peine une ! (Et puis, j'ai beau le leur demander bien gentiment, mes visiteurs ne me montrent pas toujours leur nuque !!!

    La volière dans le jardin

    La volière dans le jardin

    Par contre, ils montrent volontiers le rouge flamboyant de l'intérieur de leur queue, et...vous avez vu la technique, pour se stabiliser quand ils s'accrochent  ?

    Là, à coup sûr, c'est une femelle :

    La volière dans le jardin

    Et, en gros plan, la nuque du mâle :

    La volière dans le jardin

    Je n'ai pas immortalisé la nuque du troisième larron ! Les trois adorent la bûche à trous...

    Sur le même principe, un copain a eu la grande gentillesse de me faire une trémie à cacahuètes, dans une bûche creusée : le devant est en grillage, le toit cache le trou de remplissage qui se ferme (pour éviter les accidents !)

    Et puis...deux tous à graisse au dos en font une mangeoire double-fonction ! Merci Robert !!!

    La volière dans le jardin

    La volière dans le jardin

     Et sitôt posée...sitôt adoptée !

    La volière dans le jardin

    Le modèle se trouve dans ce petit livre que je vous ai présenté :

    je nourris les oiseaux en hiver

     

    Et surtout, surtout, n'oubliez pas de donner de l'eau aux oiseaux !!!

    La volière dans le jardin

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