• "Mais pourquoi voit-on si peu d'animaux quand on se promène" ?

    Dans le meilleur des cas, la petite bête surprise se sauve et...cette fois, on l'a vue v!

    Mais si elle était restée immobile, il y a de fortes chances pour qu'elle ait échappé à notre regard !

    Les humains n'ont pas forcément bonne presse auprès des animaux sauvages : ils chassent, font du bruit, crient, martèlent le sol de leurs bâtons de marche, se racontent la dernière recette de cuisine en marchant avec le cousin ou la belle-sœur, et la plupart du temps, ne regardent pas vraiment autour d'eux..ce qui arrange bien la faune sauvage : il lui suffit de ne pas bouger pour passer inaperçue !

    La plupart du temps, les animaux sauvages se cachent...et se camouflent !

    Ils ont diverses techniques : la plus surprenante, c'est le mimétisme : prendre la couleur de leur environnement, ne plus bouger, et, ni vu, ni connu...

    Prenez la cigale, par exemple : si elle ne stridulait pas follement sous le soleil du midi, qui la verrait , qui ferait attention à elle ?

    D’ailleurs, vous l'entendez, vous approchez à pas de loup, et puis...plus rien...Elle s'est tue...Où est-elle ?

    Elle se fond sur le tronc de l'arbre....

    J'ai voulu prendre celle-ci en photo. Alors, pour qu'on la voie bien je l'ai prise un peu de profil..Photographiée de dos, à plat sur le tronc, elle serait passée inaperçue...

    Les animaux se cachent et se camouflent !

     Voici d'autres exemples, deux photos prises sur Internet :

    Les animaux se cachent et se camouflent !

    Les animaux se cachent et se camouflent !

     La seconde technique c'est...l'immobilité...

    Le faon, par exemple ! Pourquoi a-t-il des taches ? Pour mieux se cacher parmi les ombres du sous-bois...La mère doit s'absenter pour se nourrir et elle a donné sa consigne au faon : se rouler en boule, ne pas bouger quoi qu'il advienne. On pourrait marcher sur un faon par mégarde, mais attention ! Bambi n'est pas abandonné et sa mère va revenir, donc, il faut s'abstenir de vouloir l'emmener ("le pauvre petit abandonné")  et vouloir le transformer en animal de compagnie !!!

    La troisième technique, c'est ...transformer son odeur ! Les loups s’enduisent de matières,nauséabondes pour masquer leur odeur et s'approcher de leurs proies...A l'inverse, transformer son odeur protège ; le petit poisson-lime, couleur corail, se pare aussi de l'odeur du corail : les plus gros poissons passent ainsi à côté de lui sans le repérer...

     

    Quatrième technique, plus rigolote, réservée aux petits facétieux : le déguisement ! En feuille, en brindille, en branche...!

    Les animaux se cachent et se camouflent !

    Je vous ai déjà parlé du citron, qui se déguise en feuille : bout arrondi, nervures, petite tache de "rouille", pétiole ...On s'y tromperait !

    Quelques autres exemples, dont les photos sont trouvées sur internet : (cliquez pour agrandir)

    Les animaux se cachent et se camouflent !

    Les animaux se cachent et se camouflent !

    Les animaux se cachent et se camouflent !

    Les grenouilles aiment-elles les lentilles ?  Qui se cache dans ces petits trous ronds dans le sable ? Qui s'habille avec des algues pour passer inaperçue ? Comment s'appellent ces brindilles qui s'agitent toutes seules ? Des animaux qui se camouflent, bien sûr !

    Les animaux se cachent et se camouflent !

    Pour répondre à ces interrogations et pour découvrir les ruses de nos amies les bêtes, j'ai trouvé ce petit livre :  "Les animaux qui se cachent ...ou se  camouflent".

    Il fait partie de la petite collection "Antisèches pour parents en détresse" (éditions la Salamandre) ,qui aide les pauvres parents à répondre aux questions des enfants (mais pas seulement) ! Une page de texte, une page de dessin humoristique...

     

    ICI !

    Les animaux se cachent et se camouflent !

     Pour rappel : pour tout abonnement à la Salamandre, la petite salamandre, ou la Salamandre junior, les lecteurs de mon blog bénéficient d'un numéro supplémentaire gratuit, en donnant le code : CAPU18

     

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  • Fantaisistes, les hellébores ?

    Pourtant, avec leur timidité maladive

    qui les fait vivre la tête  obstinément courbée vers le sol,

    leur refus obstiné  de  vous regarder en face (et de sourire à l'objectif),

    leur manie de faire  le dos rond sous le froid, la neige, la pluie ou l'orage,

    on pourrait penser qu'elles cherchent avant tout

    à se faire oublier !     

     

     

    Fantaisistes hellébores


         


              

      Mais pourtant ! Chez moi, c'est "je pousse si je veux, je fleuris si et quand je veux...  

    J'en avais plusieurs...entre autres, .une Hellébore niger, que l'on appelle "rose de Noël car elle fleurit...à Noël...Elle a disparu, sans que je sache pourquoi. 

    les autres, les Hellébores orientalis,

    de couleurs variées,

    et bien...elles aussi n'en font qu'à leur tête :

    certaines ont disparu,

    l'une d'elles, après avoir été absente plusieurs années,

    réapparaît en ce moment.    

    Fantaisistes hellébores

     

    Parmi celles qui semblent vouloir pointer le bout de leur nez, la plus belle et la plus fidèle (car elle ne fait pas de caprice, refleurit sans histoire chaque année) est ma belle "Froufrou" ; mais elle choisit sa date : cet hiver, elle mérite son nom de Rose de Carême puisque sa grosse touffe est déjà réveillée depuis bien deux semaines.      

    Fantaisistes hellébores

                      Parfois, elle ne fleurit qu'à Pâques...      

    Fantaisistes hellébores

    Fantaisistes hellébores

    Elle est superbe avec ses taches de "roseur" et ses jupons superposés !              

     

      Une autre belle va fleurir, si, si, elle me l'a dit  : elle est en boutons depuis au moins trois semaines, mais elle attend... quoi ? un peu moins de  grisaille, un peu plus de froid, de soleil ? C'est la belle du Vieux Clos...mais voilà, elle est fantaisiste, elle prend son temps, elle hésite et hume la vent ...     Peut-être d'autres belles endormies vont-elles , elles aussi, se décider...                                                                                         

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  • Cela arrive parfois : les chouettes choisissent une cheminée pour faire leur nid, et...se retrouvent coincées...

    Dans ces cas-là, dans le meilleur des cas, les gens appellent la LPO...

    C'est ce qui s'est passé  ce mois-ci : un couple, Julie et Thomas, entendait depuis trois jours une chouette hululer et gratter dans le conduit de leur cheminée...

    Le "Monsieur Chouette" ici, c'est William...Il est devenu un amoureux des rapaces depuis que l'un de ses enfants lui ait offert un livre, il y a quelques années. Quand une chouette est en difficulté, William va voir; il en a sauvé plusieurs...

    Il est donc allé voir, accompagné de Jean-François. Hélas, mauvaise nouvelle : la cheminée n'avait pas de foyer sous le conduit. C'était une cheminée construite "au cas où", sans accès par le bas !

    Julie et Thomas ont donc dû faire appel à un couvreur professionnel pour intervenir par le toit. Voilà déjà une semaine que la chouette avait été repérée, lorsqu'il est venu....

    Jean-François était là et avait apporté un petit panier d'osier.

    Le couvreur l’a accroché par le côté, et non par l’anse, à une corde. Du haut de son échelle, il a vu l’oiseau au fond de la cheminée sur ses pattes et non couché.

    Avec  des gestes lents, sans à coup, il a descendu le panier. Dès qu’il a senti une résistance, il a remonté très doucement le panier :  la hulotte était dedans !

    Arrivée en haut de la cheminée, elle a basculé sur le côté dans le panier, inerte...  Bruno l’a caressée doucement, l'a reposée dans le panier et est descendu de l’échelle toujours très doucement... et, ô joie,  à mi-chemin, la hulotte s’est envolée, apparemment en pleine forme.

    Julie a pris son caméscope, et vous pouvez donc regarder ce sauvetage grâce à ce lien :
     

    https://youtu.be/wy2iqNjX2Gg

    Houspillée par des corneilles, la hulotte a changé de perchoir rapidement.
    Bruno a fini son intervention en scellant une plaque sur la cheminée.
    Depuis, la hulotte s’est faite réentendre...

    Voilà un sauvetage réussi grâce à des gens sensible à la vie sauvage !

    Au printemps dernier, les effraies d'une cheminée avaient , quant à elles, réussi à sortir, adultes et petits

    A revoir : Chouette soirée

     

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  • L'odeur du daphné

     

    Ça y est...je sortais donner à mange aux oiseaux et...voilà...Une caresse , une petite brise parfumée, un petit air de printemps en hiver (quoique cette année, l'hiver...pfff !), la bouffée-plaisir du daphné m'a tirée par la manche de ma robe de chambre (car comme tous les fadas du jardin, je sors au petit matin en robe de chambre," humer" le jardin qui s'éveille...)

    L'odeur du daphné

    Et là, pour humer, il y a de quoi  humer, se remplir les poumons, s'étonner, comme chaque année, du parfum si suave, si puissant de cet arbuste qui ne paie pas (trop) de mine avec ses petites fleurs de porcelaine...

    L'odeur du daphné

    L'odeur du daphné

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  • Beaucoup se plaignent de voir moins d'oiseaux dans leur jardin.

    Il n'a pas fait vraiment froid...Je me dis que c'est peut-être pour ça que le jardin reçoit moins de visites que les autres années.

    Comptez les oiseaux du jardin !

    mésanges bleues

     

    Chez moi, c'est relatif : ça virevolte allègrement dans tous les sens aux mangeoires, mais si l'on excepte les incontournables mésanges bleues et charbonnières,le nombre de visiteurs par espèce a diminué jusqu'à présent : je vois un couple  de verdiers , un chardonneret, alors qu'habituellement, ces deux -là sont omniprésents en nombre au jardin, aux mangeoires.

     

    Comptez les oiseaux du jardin !

    Comptez les oiseaux du jardin !

    chardonneret élégant                                                                                                pinson des arbres mâle

    Peu de pinsons des arbres aussi, par rapport aux autres années...

    Peu de merles (mais où sont-ils passés ?) mais une petite grive musicienne qui m'a , l'autre soir, régalée d'un des premiers concerts de l’année !

    Comptez les oiseaux du jardin !

    grive musicienne

    Fin décembre, une visiteuse d'une journée qui a fait le plein de graines de tournesol dans l'air tout gris, avant de disparaître : une mésange nonnette !

    Comptez les oiseaux du jardin !

    Comptez les oiseaux du jardin !

     mésange nonnette

     

    Ceux que je guette, car ils font le spectacle à eux seuls, ce sont les deux pics épeiche (car ils sont deux !) qui viennent plusieurs fouis par jour à la bûche creusée et...aux cacahuètes !

    Comptez les oiseaux du jardin !

    Comptez les oiseaux du jardin !

    pics épeiche

     

     Ne pas oublier les étourneaux, pies, tourterelles turques, ramiers...!

    Comptez les oiseaux du jardin !

    pie bavarde

    Comptez les oiseaux du jardin !

    pigeon ramier

     

    Pas encore de migrateurs : pinsons du nord, tarins des aulnes, gros-bec...les tarins et pinsons du nord arrivent généralement plus tard, alors, je ne désespère pas encore !

    L'an dernier, j'avais vu le gros bec pour la première fois,  mais je rêve de le revoir...

     

    Mais il ne faut pas se voiler la face, les oiseaux sont en voie de disparition progressive..On devrait en frémir...

    Le week-end prochain, les 26 et 27 janvier, la LPO propose, comme tous les ans le comptage des oiseaux de votre jardin : vous choisissez une heure (à votre convenance ) pendant ce week-end, et vous comptez, pendant cette heure, les oiseaux posés dans votre jardin (pas les oiseaux en vol, sauf  si c'est par exemple un épervier qui chasse) pour ne pas risquer de compter deux fois le même oiseau. (Ce peut être aussi votre balcon, un jardin public ou le jardin d'un ami...)

    De la même façon, si vous comptez trois mésanges, ensemble, puis , un quart d'heure plus tard, cinq mésanges, vous devez n'en mentionner que cinq (il y a de fortes chances pour que les trois déjà comptées se retrouvent là )

    Une fois les oiseaux comptés, vous adressez votre bilan à la LPO :

    Comptage des oiseaux des jardins

    Pour vous entraîner, voici un petit test édité par la LPO :

    Comptez les oiseaux du jardin !

     

     Franchement, le n° 3, je ne l'ai jamais vu au jardin, seulement au printemps dans le bocage...Mais cela dépend peut-être des régions...

    Voici les réponses, pour que vous puissiez vous entrainer si vous avez des doutes !

     

    1 - Pinson des arbres (Fringilla coelebs) -
    2 - Geai des chênes (Garrulus glandarius) -
    3 - Linotte mélodieuse (Linaria cannabina) -
    4 - Pouillot véloce (Phylloscopus collybita) -
    5 - Rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) -               
    6 - Grive mauvis (Turdus iliacus) -
    7 - Accenteur mouchet (Prunella modularis) -
    8 - Verdier d'Europe (Chloris chloris) -                                                                                
    9 - Grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes) -

     Alors, à vos jumelles !!!

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