•   Ma première pensée, de retour au jardin, a été de m'inquiéter de la nichée de charbonnières du cerisier . (Deuxième nichée de charbonnières)

    Toute la soirée, j'ai surveillé, sans remarquer d'allées et venues.

    Le lendemein, le 12, j'ai de nouveau observé...mais rien.

    Convaincue que la nichée n'était plus là, j'ai pris l'escabeau, et puis , hop, un rétablissement dans le cerisier....j'ai ouvert le nichoir.

    Rien, pas d'oeuf abandonné, pas d'oisillon coincé, rien hormi le nid douillet de mousse et de plumes, avec un petit creux en son centre...La nichée est donc bien partie, sans accident! Ouf ! J'ai eu tort de m'inquiéter !

     

    Mais les petites mésanges ne sont pas les seuls hôtes du jardin en cette période de nids : j'ai de la visite...

     

    Jeune geai 12 juil.2012 (2)

    Après ma petite incursion dans le cerisier, quelques cris attirent mon attention.

    Sur ce même cerisier, un jeune geai est perché. il reste là, prend son temps, observe...Le vent lui ébouriffe les plumes, lui faisant une drôle de crête !

    Jeune geai 12 juil.2012 (6)

       

    Et sous la pluie de ce vendredi 13, des criailleries, des rires sur la pelouse , me révèlent la présence d'un...non, de deux...non, de trois piverts ! l.....
    12 juil.2012 (6)

     

    ...la mère , reconnaissable à ses moustaches noires et deux petits...sans moustache ! Ils s'interpellent, plongent la langue (mais oui ! voir : Le pivert...(ou...pic - vert ) ) dans le sol à la recherche de fourmis. L'un d'eux s'envole et la mère vient nourrir le second. 12 juil.2012 (7)
    12 juil.2012 (5)

     Le temps est trop gris pour les photos, mais tant pis, le moment est unique!

    Toute la journée, je les ai entendus et vus voleter dans les arbres.

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  • Après la rencontre avec les loriots, ( En quête des loriots ) nous sommes retournées de l'autre côté de la rivière, mais sur l'autre rive et dans la direction opposée.

    Nous voulons marcher. Je n'ai pas envie de me charger et je ne prends pas l'appareil photos ;  pas de longue-vue non plus, juste les jumelles. Après une hésitation, déjà prise de regret, je prends quand même seulement le bridge...

    Nous cheminons le long de l'eau, attentives à la lumière qui joue dans les frondaisons, attentives aux bruits, aux chants, aux appels...

    Un concert de pépiements nous stoppe tout net. Ici ? Là ? Pas de doute, ça vient de cet arbre. Mais impossible de voir quoi que ce soit dans l'épaisseur des branches et des feuilles.

    Sur le tronc, nous remarquons trois trous ronds, les uns au-dessus des autres. Les petites voix viennent-êlles de là ou de plus haut ?

    Nous nous éloignons et prenons patiemment l'affût, assises au sol, les jumelles braquées sur l'arbre, immobiles...

    De longues minutes passent.

    Ces trous m'attirent. Et enfin, là, une petite tête apparaît à l'un d'eux : un jeune pic-épeiche qui réclame haut et fort la becquée !P1040979

     

    Il rentre la tête, la ressort, clame de plus belle. A pas de loup, je m'approche de l'arbre en suivant la lisière de l'ombre.

    J'arive à quatre mètres...mais le petit m'a vue et rentre dans son trou.

    Je rejoins Mch toujours assise dans l'herbe.

    Finalement, la petite tête ressort...Mais que font les parents ? Peut-être pendant un quart-d'heure nous restons là à observer le petit qui crie sans arrêt.

     P1040998Finalement, notre patience est récompensée : Papa pic-épeiche se pose prudemment sur le tronc, puis nourrit rapidement l'affamé....qui réclame de plus belle!

    Nous attendons encore, mais plus personne ne vient...Nous verrons au retour...

    Deux heures plus tard, au même endroit, les pépiements sont toujours bien présents...

    Il nous faut attendre longtemps pour voir enfin la mère, cette fois, venir nourrir le petit.

    Plus loin, sur le chemin, un autre trou rond attire notre attention : cela pépie fort aussi dedans! Et un des parents s'approche, mais nous voyant,  ne va pas jusqu'au nid...Nous partons bien vite, ravies d'avoir vu, au cours de cette balade, deux nids de pic-épeiche !

    Les arbres étaient dans l'ombre, la lumière mauvaise, nous étions trop loin, je n'avais pas le bon appareil photos...Mais j'ai tout de même voulu garder les images, même ratées, de ces instants magiques...

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  • Mais qui a laissé traîner cet éventail sur la pelouse???  

     

     

    Oui, c'est un pivert, tout jeune, qui se contorsionne en étalant son aile ! Il est bien vivant et en pleine forme, le corps caché sous l'éventail de son aile;  à gauche, derrière l'herbe séchée, c'est sa tête que lon aperçoit, le bec dans la terre pour y trouver les fourmis dont il est friand et qu'il capture de sa longue langue enduite de salive gluante!!!

     

    Bravo à Pierre et à tous ceux qui l'ont identifié !

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  •  

     

    Dans la famille Pivert, après le fils  ( Oiseaux de l'automne... ), la mère!

    Attentive et sur le qui-vive, bien camouflée dans l'herbe reverdie par les pluies de ces derniers jours, elle est reconnaissable à ses moustaches noires.

     

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  •   Sur un chemin...un oeuf, bleu, fêlé, cassé...gobé? Un oeuf de merle.

     Accident, prédation? Les embûches sont nombreuses pour les futurs oisillons....

     

     

    Sur le chêne au fond du jardin, Margot surveille le moindre faux-pas...

    Mais j'ai le plaisir de vous annoncer la naissance des petits merluchons, vainqueurs des pies du quartier!! En voici un qui attend sagement ses parents sur le juniperus...

     

      Voici quelques années, les pies avaient détruit la nichée des merles, laissant même choir sur le sol les oisillons tués! Et ce jour-là, un concert de vociférations m'a incitée à sortir: derrière les pies qui s'envolaient, leur forfait accompli, , une armée de petits oiseaux courroucés les poursuivait en criant de colère! Les merles, bien sur, mais aussi, spectacle unique, toute une troupe de petits passereaux venus prêter main forte aux parents dépouillés! Incroyable, cette union contre les corvidés qui - mais oui! - s'enfuyaient à tire d'ailes!

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