• Xeropicta derbentina ou limaçon

    Oh ! Que voilà un nom barbare pour ces charmants petits escargots blancs dont la taille des plus gros ne dépasse pas un centimètre (rarement deux!). Heureusement, le langage populaire a simplifié et les appelle "les limaçons" !

    Imaginez un jardin en friche, dont toutes les fleurs seraient autant de petits escargots tout blancs ! Des dizaines, des centaines, des milliers de fleurs-limaçons ! Je les appelle "les escargots du no man's land", qui borde le-jardin-de-cathline., à Vaison-la Romaine dans le Vaucluse. Ce jardin est leur domaine...

    Ils sont là, immobiles, ils ont grimpé le long des tiges, le long des herbes et attendent...qu'il fasse moins chaud!

    Alors que la plupart des escargots préfèrent les endroits humides, ceux-là restent là, en plein soleil, immobiles dans les friches...C'est pour fuir le sol surchauffé qu'ils ont grimpé si haut, ils vivent au ralenti et évitent la déshydratation grâce à un film de mucus qui sèche et obture la coquille. (Ce système est semblable à celui du thieba pisana, ou escargot des dunes, qui ressemble à celui-là comme un frère ! ).

    On les trouve solitaires...   le jardin de cathline
      le jardin de cathline (3) ...ou par deux...
    mais le plus souvent en grappes...
      le jardin de cathline (4)
    Certains font preuve de beaucoup d'imagination et de fantaisie pour la déco ...  le jardin de cathline (1)

     

    Introduits accidentellement dans les bouches du Rhône en 1940, leur présence était limitée à la région d'Aix-en-Provence en 1960. Depuis, les Xeropicta derbentina "remontent" et envahissent toute la Provence ; on les trouve aussi dans la Drôme.

    Ils colonisent les cultures sèches, les friches et parfois certains milieux sensibles comme les pelouses sommitales du grand Lubéron (Vaucluse).

    Ils ne font guère de mal aux plantes dont ils ne se nourrissent pas , cependant leur nombre peut parfois gêner le développement des bourgeons, et avoir un impact sur les gastéropodes autoctones.

    Par contre ils jouent un rôle dans l'infestation des ovins par les nématodes protostrongles.

    On connaît assez mal leur cycle de vie.

     

    Pierre me signale la thèse de Corinne LABAUNE qui explique l'incidence néfaste des larves des nématodes à la mort
    de cet escargot, sur les brebis : link

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