• Les matins se suivent sans se ressembler. Ils n'ont en commun que l'heure matinale et le cadre...

     

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     Ce matin là, d'or, (voir " Matin doré sur l'Erdre" ) l'Erdre s'est frileusement réveillée d'argent...ou presque.

     

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    Mystérieusement surgi de la brume, est-ce le Vaisseau fantôme du "hollandais volant" ? *

     

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    Même le solei se fait d'argent...

     

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    Erdre 9792

     

    *Der Fliegende Holländer, "le Hollandais Volant", traduit en français par le "Vaisseau Fantôme", opéra de Richard Wagner

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  • Je pars, alors que le jour est à peine levé, dans une ambiance quiète d'entre chien et loup.

    Je traverse le bourg et passe devant la bouche dorée de la boulangerie. La demie de huit heures sonne au clocher.

     

    Erdre 9514 Le jour est réveillé mais paresse encore un peu au lit; sa couette légère traîne au sol le long de  la petite route qui mène à l'Erdre.

     

    Je pénètre sous la voûte des arbres sombres, houx, lauriers, le long de la berge. Je suis seule ; 

    au sortir de ce tunnel, ça y est, le soleil allume sa lanterne au-dessus de la rivière, éclaboussant toute chose d'une lumière dorée

    Erdre 9445

     

    Erdre 9521  

       A neuf heures, quelques fff fff fff rythmés et le "bonjour" essoufflé des premiers jogueurs me dépasse.


    Erdre 9456

     

    Erdre 9463

    Les feuilles, les arbres, les oiseaux même sont maintenant nimbés d'or. Erdre 9524

    Erdre 9487

     

    Erdre 9542

     

     Entre deux photos, je marche allègrement, je puise à pleine vie l'énergie de l'air, du soleil, des arbres, le tête lavée par dix kilomètres de nature, pleine des pépites d'or de l'automne qui me suivent au fil de  l'eau.

     

    Erdre 9490

     

    Je suis bien .

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  • L'an dernier, une amie m'avait fait découvrir ce coin et...les loriots...(En quête des loriots)

    Cette année, nous tentons de retourner à leur rencontre, au même endroit, au bord de la Maine, mais un jour de semaine, plus calme, loin des promeneurs et des flonflons...
    Aigrefeuille 5600  

    Cette fois, dès que nous arrivons, nous sommes salués par les notes graves et douces  des oiseaux jaunes...invisibles dans les feuillages plus touffus: nous sommes plus tard dans la saison, et il est encore plus difficile d'apercevoir cet oiseau déjà fort discret ! Pourtant, à force de scruter en silence les frondaisons, à force d'écouter leur chant de tendre clarinette, nous finissons par apercevoir un mouvement furtif dans cet arbre, et puis là-bes , de l'autre côté de la rivière, un couple passe au dessus des arbres...plus loin, un autre traverse la rivière...

     

    Mais les loriots se font désirer, et nous profitons de la promenade le long du chemin de berge bordé de fleurs pour admirer la libellule,   Aigrefeuille 5604

     

     

    Aigrefeuille 5613

     

    ...rencontrer l'aurore et...

     

     

    ...ce funambule sur son fil...   Aigrefeuille 5620

    Un héron bihoreau passe en rasant la rivière...

    Sur la Maine comme sur la Sèvre, des usines souvent désafectées ponctuent le cours d'eau. Celle-ci est en activité et ses rambardes métalliques servent de perchoir à cette petite bergeronnette grise qui attend la becquée...pendant que sa mère cherche les insectes au ras de l'eau...sa mère...ou son père ...

     

    Aigrefeuille 5624

     

    Son père ? voilà qui fait penser à la fête des pères et au concours  proposé par Botanic à cette occasion : trois planchas à gagner, de quoi, pour les pères qui en seront les heureux gagnants , donner la becquée à toute la famille !

    Le concours se termine le 15 juin !

    http://bit.ly/jeufetedesperes

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  • Dimanche 9 décembre

     

    Le ciel hésite : fera-t-il bleu, fera-t-il gris ?

    Lorsque nous arrivons à l'étang, la lumière est bleu-gris, douce et ténuele ciel et l'onde se mêlent...

     

    Etang de la Provospière 9 déc.2012 (3)

    Il ne fait pas vraiment froid, les foulques naviguent en escadrilles,  Etang de la Provospière 9 déc.2012 (1)
     Etang de la Provospière 9 déc.2012 (14)

    Les canards

    font leur toilette du dimanche,

    Etang de la Provospière 9 déc.2012 (12)

    Etang de la Provospière 9 déc.2012 (23)  Nous pique-niquons de concert avec le faucon crécerelle qui fait du sur-place au sommet d'un arbre

    C'est dimanche, le jour des pêcheurs, seuls, en famille,

     

    Etang de la Provospière 9 déc.2012 (31)
    (campés sur leur position et leur territoire !) Etang de la Provospière 9 déc.2012 (28)
    Etang de la Provospière 9 déc.2012 (47) ou en couple pour mieux surveiller si ça mord !

    Mais les berges sont mouillées, très mouillées ! Nous pataugeons acrobatiquement dans les ornières boueuses jusqu'à ce qu'il soit impossible de continuer: les rives sont inondées : il faut remonter vers les hameaux au-dessus de l'étang pour le contourner. Dans un des hameaux traversés, deux ânes nous offrent un spectacle insolite :

    Etang de la Provospière 9 déc.2012 (34)
     Est-ce un jeu, une manifestation de tendresse incoercible ou un petit combat ? Je penche pour l'une des deux premières solutions, car ils viennent ensuite vers nous, sans aucune marque d' agressivité l'un envers l'autre...
     Etang de la Provospière 9 déc.2012 (37)

    Nous retrouvons un chemin pour redescendre au bord de l'étang .

    La lumière baisse déjà...les pêcheurs regagnent leur logis...

     

    Etang de la Provospière 9 déc.2012 (61)

     

    Les canards vont se coucher...

     

    Etang de la Provospière 9 déc.2012 (58)

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  • Après un mois de pluie et de grisaille tenace,  ce dimanche 28 octobre est une journée bien douce malgré le petit vent froid qui nous vient du nord-est, une journée de soleil, à l'air piquant  sous un ciel bleu où jouent de gros nuages blancs qui n'ont rien de menaçant.

    Après un début de matinée encombré de tracasseries administratives,  la journée débute mal...Un ami vient me chercher pour une randonnée le long du canal de Nantes à Brest, dans la région de Guenrouët, là où le canal emprunte le lit de la rivière l'Isac et devient plus "souple", plus "campagne".

     

    P1010784

    Le long du canal, les joies se succèdent : c'est d'abord un troglodyte qui vient me tenir son discours agité dans les branchages du bord de l'eau. Plus loin, éclatent les touffes roses des bonnets d'évêque des fusains, taches de couleur avivées par le soleil.

    Sur un arbre, perché au-dessus du canal, un héron cendré prend la pose et le soleil: c'est rare de le voir si haut perché ; habiuellement, il est plutôt en faction au ras de l'eau. Des cormorans passent,  voiliers noirs au grand bec jaune. Un pivert s'esclaffe bruyamment, comme seuls savent s'esclaffer les piverts...

    Et là-bas, par deux fois, voici l'éclair bleu vif du martin pêcheur que nous surprenons dans sa partie de pêche .

    Assise sur un banc au bord du chemin de halage,  je me surprends une fois de plus à penser qu'il n'est pas de meilleur repas que le pique-nique en plein air, le regard noyé de la lumière transparente si particulière des jours d'automne ensoleillés.

     

    Mais un "ti-ti" reconnaissable m'appelle. car il s'agit bien d'un appel : il est là, derrière notre dos, à trois mètres : "ti-ti, je vous ai vus, ...je suis là,...je vous regarde...";  je lui parle, et alors, il se pose un peu plus loin et nous gratifie d'un petit tour de chant, ponctué de mes encouragements : une phrase limpide et vive, qui se tait pour écouter mon appréciation, qui recommence... c'est un jeu avec les rouges-gorges, une conversation musicale qui me ravit,  bien sûr!

    Il redescend à deux mètres, son oeil rond nous précise que...si nous avons trop à manger..."ti -ti ", il est là... j'abandonne quelques miettes ...

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    Nous repartons vers Guenrouêt, et là, dans un superbe pré, plein de verte poésie, c'est l'enchantement : il ne nous a pas vus, il mulote, tranquillement, sans se presser, nous présente son dos, son profil pointu, le panache roux de sa queue : c'est la première fois que je vois un renard bien vivant, vaquant à ses occupations, sans peur et sans hâte. Maintenant, il est assis sur son derrière, ses oreilles pointent de chaque côté de sa tête, puis il repart..Il ne nous a pas sentis.

    Ce sont trois promeneuses au verbe haut et bavard qui vont lui signaler une présence ; il s'enfuit à bonds élégants....Elles, trop occupées par leur bavardage ne l'ont même pas vu...

    Pendant une dizaine de minutes, nous avons pu l'observer, facilement, dans une belle lumière...une situation idéale pour de belles photos...Malheureusement, la batterie de mon appareil photos est épuisée...Au moment de partir, j'ai pris le compact... dont la batterie me lâche aussi après deux photos du canal...tant pis ! Il m'en reste le souvenir ébloui !

    Dans le domaine de Carheil, à l'atmosphère si particulière, nous avons une autre chance : un homme ouvre la chapelle ...ouverte seulement un jour par an pour les visites du "patrimoine". Mais là,  il veut l'aérer,  nous invite à entrer,  et nous pouvons découvrir cette chapelle construite par Louis-Philippe, au remarquable plafond de chêne, éclairée de vitraux sortant tout droit de la manufacture de Sèvres, et ornée de tableaux de grands  artistes peintres de l'époque. Je ne peux détacher le regard d'une incroyable horloge,  toutes "tripes" à l'air, aux rouages énormes et complexes.

    Il faut renter : la lumière rasante  de cette fin d'après-midi est de plus en plus dorée, les reflets dans l'eau de plus en plus lumineux, le ciel de plus en plus imaginatif,  mêlant nuages blancs et noirs aux  éclats fulgurants des rayons du soleil déclinant...

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