• On ne chantera jamais assez les louanges des arbres morts, des vieux troncs coupés...

    Les oiseaux y débusquent les insectes xylophages, les insectes y trouvent refuges...et pour les jardinières à court de tuteurs, c'est une aubaine !

     

    Il y a longtemps, deux sapins de Noël devenus (trop) gigantesques pour le jardin ont été élagués et ont servi de tuteur de longues années, à une glycine, à du lierre, à un jasmin...

    Côte à côte, ils n'étaient pas très esthétiques! cette année, l'un d'eux a été coupé pour faire place à un nouveau massif...

    Mais l'autre a toujours son jasmin chevelu (et, chut, il ne faut pas le dire car sa discrétion en souffrirait, le rouge-gorge y a un nichoir... qu'il n'a jamais utilisé, mais, qui sait...)

     

    Bien sûr pour les fleurs et le parfum, il faudra attendre juillet !

    jasmin 6456

     

     

    Dans la partie arrière du jardin, mes prédécesseurs avaient vu grand : trios bouleaux, trios peupliers... au fil des années, ils étaient devenus immenses et dignes des grandes plaines russes. Pour ne pas faire attraper de crise cardiaque à mes voisins, j'ai fait (la mort dans l'âme) supprimer les peupliers, mais ai gardé...un tronc pour y faire grimper un chèvrefeuille.

    chevrefeuille 6461 Les tempêtes atlantiques ont un jour eu raison du vieux tronc, et le chèvrefeuille a été consolidé par deux piquets...

     

    Voici trois ans, le cerisier a rendu l’âme étouffé par le chêne de la haie.

    Là encore, j'ai gardé le tronc, d'abord parce qu'il supportait le nichoir des mésanges bleues, puis parce qu'il plaît beaucoup au bec du pivert (!), et enfin, pour y faire grimper une bignone...

    J'adore les bignones et leurs trompètes rouges qui me rappellent les bignones de mon enfance chez mes grands-parents. Donc, j'adore les bignones mais...les bignones ne semblent pas aimer mon jardin.

    La bignone, plantée devant le long de la clôture, ne semblait pas se plaire. Je l'ai déplacée le long du fameux tronc de cerisier et...si vous voyez le petit machin censé grimper, à gauche du tronc, c'est elle ! Elle ne se plaît toujours pas !

    Mais je crains que la terre sèche comme du béton, l'ombre et les racines du chêne ne découragent toute tentative...

    Faire grimper des fleurs dans des pots au pied ?

    De l'utilité des vieux troncs...

    Mais je suis têtue ! J'ai récupéré une autre petite bignone, et je l'ai plantée, côté sud du vieux tronc du pommier gardé aussi comme tuteur !

    De l'utilité des vieux troncs...

    Cette fois, si cela ne marche pas, j'abandonnerai les bignones...

    j'ai aussi planté une sauge rouge pour rappeler celle du nouveau massif tout près...et des bulbes qui, pour l'instant, habillent le pied du tronc...

    Et bien sûr, le nichoir aux mésanges charbonnières a gardé sa place...Espérons qu'elles ne regretteront pas trop les fleurs du pommier !

    De l'utilité des vieux troncs...

    De l'utilité des vieux troncs...

     

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  • Mars, avril, mai sont les mois des fleurs au jardin, en grande partie grâce aux sauvageonnes qui s'installent chaque année, et qui se ressèment à leur gré, créant de magnifiques tapis fleuris, plus ou moins étendus... autour desquels je tonds, pour les mettre en valeur et qui disparaissent une fois défleuris.

    Le plus lumineux et le plus grand aussi est celui des ficaires.

    Les tapis "pure nature" au jardin

    Les tapis "pure nature" au jardin

    Tous les ans, ils s'installent dès le début

    du mois e mars (et même avant, cette année)

    au fond du jardin.

    Ce printemps, le tapis s'est un peu

    déplacé et s'étire en une bande oblique

    sur toute la partie arrière du jardin...

     

    Les tapis "pure nature" au jardin

    Ce sont presque les premières fleurs sauvages, attendues avec grande impatience par tous les butineurs du quartier !

     

    Pour ne pas faire mentir leur nom, les pâquerettes ont apprêté leurs corolles pour être fin prêtes pour Pâques !

    Les tapis "pure nature" au jardin

    Petits points ou plus larges touffes,  ce sont de petits tapis lumineux que le tondeuse épargne.

     

    Les primevères sauvages,

    couleur poussin se disséminent

    d'année en année, investissent les coins

    de massifs encore nus et leur apparition

    marque pour moi le vrai début

    du printemps !

    Ici, au milieux des tiges sèches

    des asters et des orchidées de jardin

    qui prendront le relais, plus tard...

    Les tapis "pure nature" au jardin

     

    Les tapis "pure nature" au jardin

     

    Pas vraiment sauvages, mais "ensauvagées" depuis de longues années, les primevères roses (qui se sont hybridées avec les sauvages!)

    Les tapis "pure nature" au jardin

     

    Caché derrière le Juniperus

    et le bouleau,

    le tapis rose des lamiers...

    Si vous regardez bien ,

    vous verrez que les bourdons

    apprécient...

    Les tapis "pure nature" au jardin

    Et...les merveilles s'observent de près...

    Les tapis "pure nature" au jardin

     

     Je guette leur apparition : les stellaires et leur délicatesse  m'offrent chaque printemps, leur tapis précieux , étoilé et lumineux...

    Les tapis "pure nature" au jardin

    Jaunes, blancs, roses, les tapis changent de couleur... Et les bleus me direz-vous, pas de bleu ?

    Si, mais les bleus arrivent plus tard: celui de mes douces véroniques, celui plus soutenu du bugle rampant, pourquoi pas celui du lierre terrestre...

    Voir pelouse fleurie en avril

    Mais le bleu, il y a quand même celui des Pentaglotis

    Les tapis "pure nature" au jardin

     et celui du myosotis, au début pas vraiment sauvage, mais qui mène une vie tout à fait libre et indépendante au jardin , créant des tapis bleus dans la pelouse et le massifs !

    Les tapis "pure nature" au jardin

     

    En regardant mes fleurs sauvages, si belles, si généreuses, en regardant les jeux du soleil au couchant, en regardant la beauté de la nature, je fais miens ces mots de Sophie (le jardin c'est tout) qui observe ses anémones et qui écrit :

    "Les caprices des anémones paraissent d'ailleurs bien futiles par rapport à la furie du Monde. La politique, l'économie, le travail sont absolument nécessaires. Malheureusement. Malheureusement parce que les hommes en perdent souvent la tête et en viennent à faire la guerre.

    Le jardinage, comme le tricot, le jogging ou le pipeau, cultivent le beau, l'éphémère, la patience, la couleur, ... Toutes des choses si futiles qu'elles donnent aux hommes la mesure du dérisoire et les met à distance des choses indispensables, des choses indispensables qui doivent être au service du futile et non le contraire.

    N'aurions-nous pas oublié d'apprendre à nos enfants l'importance de la futilité, cette mélodie de la vie?"

     

     Pâques, renouveau,  résurrection de la nature...

    Belle fête de Pâques à vous !

     

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  • Paillage d'automne au jardin

    Paillage d'automne au jardin

     Une pluie d'or s'abat sur le jardin ; les écus du bouleau dorent le vert tapis de l'herbe ; les lumières obliques  du matin et du soir donnent

    un coup de pinceau magique sur le chêne, sur le pré derrière chez moi.

    (Cliquez sur les petites photos pour les voir en plus grand !)

    Paillage d'automne au jardin

    Les fleurs, toujours présentes, semblent tendre leurs pétales à cette tiède caresse.

     

    Paillage d'automne au jardin

     

    Paillage d'automne au jardin

    Paillage d'automne au jardin

     

     

     

    Paillage d'automne au jardin

     

     

    Paillage d'automne au jardin

     

    La symphorine, le dernier né des hortensias, les lanternes rouges de l'amour en cage prennent leurs teintes d'automne...

     

    Paillage d'automne au jardin

     

    Paillage d'automne au jardin

     

    Paillage d'automne au jardin

    Pour parodier Agrippa d'Aubigné, "une fraise d'automne est plus qu'une autre exquise !"

    Paillage d'automne au jardin

     

    C'est le moment de pailler. Cette manne qui descend , non pas du ciel, mais  du bouleau , et un peu plus tard du chêne, est parfaite pour recouvrir les coins de terre qui se libèrent peu à peu au potager ou dans les plates-bandes.

    Je paille tout le temps : la terre nue se dessèche en été, se craquèle en hiver.

    Paillage d'automne au jardin

    le paillage évite l'évaporation , ralentit l'exubérance des herbes indésirées, les rend plus faciles à arracher, nourrit la terre  pour les futures plantations.

    Je ne supporte plus la terre nue qui me semble pauvre et vulnérable.

    "Une terre sans paillage est une belle à qui il manque un œil " !

    En ce moment, les feuilles qui tombent trouvent vite leur place sur les zones de terre déplantées et donnent un côté doré au jardin.

    En arrachant les pieds de tomates et leurs piquets chapeautés, je me suis rendu compte que les petits pots-chapeaux sur les piquets de bois, étaient déjà habités par des perce-oreilles, gendarmes... et autres frileux amis de la jardinière ! je les ai donc laissés en place ; ils veillent sur les capucines qui occupent en automne les coins du potager laissés vacants et la phacélie, engrais vert aux belles fleurs violettes (qui rend fous d'amour les butineurs !)

    Au printemps, je pourrai compter sur leurs occupants pour dévorer les pucerons indésirables...

     

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  • Jamais au grand jamais je n'achète de  tomates hors" saison du jardin"...Foin des tomates de super-marché au mois de décembre venant d'on ne sait où ! Mais comme j'adore les tomates, j'attends avec impatience les premières récoltes gorgées  de soleil de mon petit potager ! Et là, pendant deux mois, je me rattrape !

    Cette année, j'ai trouvé toute une variété de tomates (je m'y suis prise trop tard pour faire mes plants), achetées à un petit producteur biologique..."Noire de Crimée" (ma préférée), "Rose de Berne", "Jaune de Belgique", "Osu bleue" (cette petite tomate qui a une si jolie fleur rouge sur sa robe violine !)," Zebra green","Merveille des marchés" (pas encore mure)...Une farandole d'espèces dont le petit livre de Terre vivante dont je vous ai déjà parlé m'avait donné l'envie.. Revoir :". (Elles sont bonnes mes tomates)'

     

    Récolte gourmande : tomates et courgettes

    Voici le début de la récolte ! Vivement intéressée par un article  dont je vous ai aussi parlé ,

    "L'homme qui fait pousser des tomates sans eau"

    j'ai décidé, aidée par la sécheresse naturelle de ce début d'été, de donner à mes pieds de tomates le minimum d'eau: arrosées à la plantation, j'ai attendu deux semaines pour les arroser de nouveau, et ensuite seulement une fois par semaine (j'avais copieusement arrosé à la plantation pour que les racines aillent chercher l'eau en profondeur et non en surface ...)...

    Mes tomates ne sont pas très grosses: les plus grosses (des Jaunes de Belgique bien douces), ont été mangées avant d'être mures par  ? les limaces ? les merles ? Le manque d'eau a sans doute incité ces petites bêtes à se désaltérer des tomates bien juteuses! Résultat: je suis obligée de les cueillir avant leur maturité, sinon... ! Cette fois, je récolte les graines ...

     

    A gauche de la photo, grosses et rondes,

    ce sont les premières courgettes de Botanic,

    dont je devais tester les "prêts à germer"!!!

    Les "prêts à germer" de chez Botanic

    Voir :

    "Les prêts à germer de chez Botanic"

    Récolte gourmande : tomates et courgettes

     Ce n'est que le début des tomates, et les pieds de courgettes sont encore couverts de fleurs...

     

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  • Mars, avril, mai...Je crois que ce sont les mois les plus fleuris, les mois où les fleurs "de jardin" se font bien aider par les fleurs sauvages et les indisciplinées pour transformer le jardin en foisonnement de couleurs...

    Le jardin fleuri en mai

    Ici, lupins et aliums ont été plantés, mais les autres ...! Digitales, coquelicots et pavots de californie se ressèment où bon leur semble  et les nigelles ponctuent le tout de leurs jupons blanc...

    J'ai trois alliés en ce moment : les coquelicots dont j'aime tant les jupes espagnoles que je les laisse un peu (trop) envahir jusqu'au potager..., les pavots de Californie, que je suis obligée de discipliner (quand même !), et les marguerites qui me ravissent, mêlent de blanc  les couleurs vives des deux autres et m'offrent un fond de jardin style "petit chemin de campagne".

    Le jardin fleuri en mai

    Le jardin fleuri en mai

    Je les ai autorisés à coloniser un peu le massif de roses : si j'aime les roses et leur parfum, le côté un peu raide d'un massif seulement planté de roses me dérange toujours un peu, alors...

    Le jardin fleuri en mai

    Mon petit coin potager s’enorgueillit aussu de fleurs que les insectes adorent !

    Le jardin fleuri en mai

    Le jardin fleuri en mai

    Le jardin fleuri en mai

    Cette fleur violette dont les bourdons raffolent, est la phacélie qui sert aussi d'engrais vert.

    Le jardin fleuri en mai

    Quelques autres aperçus du jardin...

    Le jardin fleuri en mai

    Le jardin fleuri en mai

    Le jardin fleuri en mai

    Le jardin fleuri en mai

    J'aime arriver devant chez moi,

    m'imprégner de la palette

    qui s'est en partie créée toute seule,

    respirer tous les parfums,

    seringat, roses, iris, pivoines...

    J'aime le calme qui s'en dégage, j'aime...

    Le jardin fleuri en mai

     

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