• Brumes sur l'Erdre

    Erdre 1920

     

    La brume s'accroche aux cils, perle les cheveux de fines goutelettes.

    Le paysage est tendrement ouaté, comme emballé d'un cocon protecteur. J'aime cette Erdre grise, calmée, ouatée. Il est vrai que j'aime la brume et le soleil, la pluie et le beau temps, toutes les sensations, tous les contrastes que la nature peut m'offrir. Elle est changeante, riche de tous ses mondes qui se juxtaposent en un kaléidoscope de couleurs, de sons, de parfums...

    Une grive perchée quelque part dans le coton, peut-être inspirée par l'ambiance romantique du moment, s'essaie à des fantaisies musicales, à des inventions surprenantes. Le rouge-gorge, presque à mes pieds, gonfle son manteau de pluie et darde sur nous ses yeux ronds de boutons. Les oies blanches tentent de percer le silence d'un grand cri incongru, tandis que des roitelets s'affairent dans les ramures...

    Les yeux grands ouverts, je vais, je respire, je hume, je regarde, j'écoute, je touche, je sens...

    Dans l'écho sonore créé par l'eau, des rameurs percent la brume à la cadence chuintée de leurs rames...

     

    Erdre 1923

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